Accéder au contenu principal

Vous n'êtes pas seul(e) à naviguer sur la Toile

Je n'ai rien contre les phénomènes de masse. Je vois plutôt d'un bon œil le fait que nous nous rassemblions, de temps en temps, pour célébrer un événement sportif, découvrir de nouvelles applications, nous enflammer pour une série américaine, ou nous divertir pour la bonne cause avec un Ice Bucket Challenge.

L'intérêt d'Internet

Mais n'oublions pas ce qui fait réellement l'intérêt d'Internet. Contrairement au téléspectateur, l'internaute est libre de naviguer à sa guise, de se perdre, d'avoir ses préférences, ses habitudes. Chacun peut sortir des sentiers battus, se créer son propre environnement culturel, organiser sa veille en fonction de thématiques bien spécifiques. Bien à lui.

"Chacun sa route, chacun son chemin", en quelque sorte. N'oublions jamais de naviguer à notre façon sur la Toile. C'est ce que j'écrivais déjà, en 2011 : "il faut nager non pas à contre-courant, car cela ne mène à rien, mais dans une certaine direction. Ne pas prendre part à la rumeur". Le risque, autrement, c'est qu'Internet ne devienne trop mainstream.


Nous ne sommes pas tous sur le même bateau. L'objectif ne peut consister simplement à visionner la vidéo dont tout le monde parle, à écouter l'album que tout le monde s'arrache, à partager le lien qui se trouve déjà en Trending Topics. On a le droit d'errer, ici ou là, de dénicher ses propres pépites, voire de créer ses propres contenus. On a le droit - le devoir ? - de se perdre. 

Perdition et Sérendipité 

Car c'est en découvrant de nouvelles voies - de nouveaux sites, de nouveaux blogs, de nouveaux auteurs, de nouveaux médias, de nouveaux twittos - que l'on peut développer sa curiosité, son ouverture d'esprit. Librement. C'est ainsi - et ainsi seulement - que l'on peut faire de vraies trouvailles.

Voilà ce que j'aime, en particulier, dans des projets simples, comme "Le Web Des Autres".  En interviewant différents internautes qui ont leurs propres sites favoris, leurs propres e-habitudes, chacun peut multiplier ses onglets. Expérimenter de nouvelles choses. 

Nous sommes des centaines de millions à pouvoir - c'est notre chance - naviguer à notre façon, dans la direction que l'on souhaite. Et nous ne sommes pas de trop, car la Toile est immense, et que les contenus géniaux ne manquent pas. Ne l'oublions pas.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…