Accéder au contenu principal

Pourquoi écrire ?


La question du pourquoi se pose nécessairement, lorsque l'on tient un blog. Qu'est-ce qui m'amène à écrire, aussi régulièrement ? Qu'est-ce que j'y trouve ? Pourquoi est-ce que je prends la peine de concevoir ainsi des articles ? Quel intérêt ai-je à les diffuser ensuite ? 
Qu'est-ce que j'attends de tout ça, en fin de compte ?

Je n'ai pas de réponse toute faite.
Je ne sais pas très bien pour quelles raisons je prends le temps de partager quelques idées, quelques impressions. 

J’écris pour moi, avant tout. 

J’écris simplement. J'écris pour passer le temps. “Comme on dessine sur le givre, comme on se fait le cœur content à lancer cailloux sur l’étang”. J’écris en essayant de ne pas me poser trop de questions.

J'écris parce que je vis ma jeunesse, ce qui n'est pas tout à fait anodin. 

J'écris parce que j'ai le sentiment que le XXIe siècle vit également sa jeunesse, en quelque sorte. Parce que le monde change. Parce que nous vivons une époque où il se passe beaucoup de choses, et qu'écrire permet de prendre une certaine distance par rapport à tout ça. 


Il faut nager non pas à contre-courant, car cela ne mène à rien, mais dans une certaine direction. Ne pas prendre part à la rumeur. Avoir quelques positions divergentes, ou originales, si possible. Sans être dans un esprit de contradiction systématique - un esprit de troll. 

Écrire pour une raison, qui vaut pour toutes les autres, sans doute (et ça me permet de conclure une nouvelle fois sur une phrase de Nietzsche) :

“Seul ce qui est personnel est éternellement irréfutable”. 

Commentaires

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…