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Affichage des articles du octobre, 2012

Le Monde se conjugue à l'imparfait

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L'une des qualités souvent mises en avant par les candidats, lors d'un entretien d'embauche, est le perfectionnisme. C'est assez surfait, et je pense que la plupart des recruteurs identifient immédiatement cette formule récurrente. Certains candidats poussent le vice jusqu'à faire croire qu'il s'agit chez eux d'un défaut, forcément positif puisque celui-ci les pousse à parfaire tout ce qu'ils font
Parfait, trop parfait
Ah, la perfection ! Un bien beau concept. Viser le meilleur. Ne s'arrêter que lorsque tout est terminé, que lorsque tout est au point, nickel, sans bavure, et sans rature. Retravailler mille fois le même contenu, pour que le résultat soit optimal. 
Moi-même, je n'aime pas le travail bâclé, ni les projets brouillons. Surtout, je n'aime pas les incohérences : si l'on constate un problème et que l'on peut le résoudre, résolvons-le, ne nous lamentons pas indéfiniment.

Pour autant, il faut savoir apprécier l'inache…

Médias Sociaux : Terminology Sucks

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Pas besoin de beaucoup de perspicacité pour prendre conscience que la plupart des termes aujourd'hui utilisés pour qualifier les usages et les métiers liés aux Médias Sociaux nous viennent des États-Unis. Du hashtag au simple “like”, en passant par les Trending Topics, les News Feed et autres Time Lines.
Le Community Manager ne gère aucune communauté
Les traductions ne sont pas évidentes, il faut le reconnaître. Par exemple, tenez : un “community manager” est-il vraiment un “gestionnaire”, ou même un “animateur” de communautés ? Que gère-t-il, sinon éventuellement la confiance des internautes ? 

Admettons qu'une communauté homogène existe - ce qui reste à prouver -, quelqu'un peut-il vraiment l'animer de l'extérieur, la contrôler, la contenir, la faire vivre ? Probablement pas“Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde”. Albert Camus Avec le temps, certains mots sont de plus en plus utilisés, et on finit par ne plus les remettre en cause, à aucun…

Les Nouvelles Technologies dans la Peau

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Combien de temps encore les nouvelles technologies seront-elles considérées commenouvelles? L'obsolescence des outils high-tech, la course au progrès, la recherche perpétuelle de l'innovation, les mises à jour répétées de Facebook, Twitter, LinkedIn, et de toutes ces autres plateformes sociales : tout cela doit nous amener à changer notre point de vue
Non, ce n'est plus nouveau
Non, ce n'est pas réservé à la génération X, Y ou Z. Un internaute sur deux est inscrit sur Facebook aujourd'hui. Les smartphones se vendent comme des petits pains. Les tablettes se multiplient. Les usages se développent. Chacun doit donc y prendre sa part.
Nous avons ces nouvelles technologies en nous.
Nous avons de nouvelles habitudes, nous maîtrisons de nouveaux langages, de nouveaux mouvements (“Slide to unlock”, par exemple). Nos transports intègrent ces technologies, nos hôpitaux, nos médias, nos infrastructures, nos bâtiments, également. Tous les jours, nous les utilisons, consciemme…

Pourquoi je suis désormais sur Weibo.

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Aujourd'hui, je me suis créé un compte sur Weibo.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce réseau, Sina Weibo est l'une des plateformes sociales les plus populaires en Chine, et, par conséquent, dans le monde. Le Twitter chinois, en quelque sorte, qui compte déjà quelques 330 millions d'utilisateurs (dont 500 000 aux États-Unis), alors que ce site de micro-blogging a été créé 3 ans après Twitter, justement.
L'essor d'un réseau social
Un réseau en plein développement, donc ; et il reste de la marge, puisque le nombre d'internautes en Chine augmente de façon impressionnante ces dernières années. Bien entendu, comme chez nous, il y a des bots, des spammers, et autres faux comptes. Mais le chiffre de 330 millions demeure particulièrement important. 

Il y a fort à parier que Sina Weibo dépassera Twitter d'ici quelques temps. Ce n'est pas pour autant que je m'apprête à délaisser l'un au profit de l'autre, bien entendu. Mais ne serait-ce que pour compare…

Ce n'est qu'un lundi matin.

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Vous auriez pu vous réveiller ce matin en pleine forme, dans un lieu paradisiaque, à l'autre bout du monde. Le soleil qui pointe à l'horizon, le souffle éphémère d'un vent marin, le bruit des vagues sur les récifs.
Vous auriez pu
Vous auriez pu vous étirer tranquillement, avant de vous lever, le cœur léger.  En vous habillant, vous auriez repensé à la soirée de la veille : la douceur des lumières, le repas délicieux, les regards échangés.
Le souvenir du bain de minuit vous serait revenu ensuite, au moment de la marée montante, dans la nuit. Le sentiment de liberté, ce goût de sel dans les reflux.

Vous auriez pu vous dire, en observant dans la glace d'une immense salle de bain votre teint bronzé : “qu'il est bon de ne rien faire aujourd'hui, et dans les semaines à venir ! Aucune contrainte. Le plaisir de la découverte, de la lecture sur la plage, des promenades infinies !”.
Certes. Vous auriez pu.
Mais ce bonheur fade et surfait est-il réellement séduisant ?
Je répo…

Choisir la route inexplorée

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Les habitudes ont la vie dure, on peut aisément s'en rendre compte. Chacun, sans aller jusqu'à souffrir de troubles obsessionnels du comportement, a sa propre routine, et ne s'en éloigne que contraint et forcé. Il suffit de regarder les gens pour identifier leurs petites habitudes quotidiennes.
En règle générale, quand il s'agit de choisir, nous avons tendance à ne pas nous compliquer la tâche : la démonstration en est faite, scientifiquement.

Choisir tue
La technologie renforce aujourd'hui cette propension. Les exemples sont légion. Vous faites vos courses en ligne : la fois prochaine, certains produits vous seront recommandés d'entrée, parce qu'ils faisaient partie de vos précédents choix. C'est bien souvent pratique, mais c'est aussi fondamentalement problématique.
Autre exemple : vous aimez telle ou telle musique : des moteurs vous proposent aujourd'hui automatiquement des morceaux qui devraient vous plaire.


Ces services se justifient, la plu…

Mon héritage

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Journée pluvieuse. Me voilà coincé chez moi, à écouter les gouttes sur le toit. Julie regarde une série, emmitouflée sous la couette. La  lumière est faible, on dirait qu'il fait nuit. J'ai passé un certain temps à errer sur Internet, comme d'habitude, puis je me suis décidé à écrire quelques lignes, pour raconter ce nouveau détail de vie.
Il est des gens qui se prennent en photo tous les jours, pour se voir évoluer. Je préfère écrire, pour ma part. D'une certaine façon, c'est un peu le même processus. Je peux revenir dans la Time Line de ce blog, afin de voir ce qui me passait dans la tête l'année dernière, ou l'année précédente. Comme un carnet de bord, un livre de voyage aux pages jaunies, abandonné au grenier dans une malle.  Ce n'est pas à proprement parler ma vie, car celle-ci ne sera jamais en ligne, c'est simplement des fragments, des bribes et des débris. Des idées, des choses que je voulais transmettre, pour une raison ou pour une autre.

Un automne jonché de taches de rousseur

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Ça y est, je retrouve l'envie d'écrire.  Je me préoccupe peu d'être lu. Je veux écrire comme on joue au piano, dans une grande maison de vacances, sans se soucier de savoir si les autres sont à l'intérieur, dans quelque chambre, à se reposer en lisant des bande-dessinées par exemple, ou bien dehors, à se dorer au soleil. Je veux que les mots qui me viennent soient semblables à ces notes de musique qui, en pareille circonstance, ne seraient pas entendues de la même façon par tous, voire pas entendues du tout.
Un soleil d'automne sur une page poussiéreuse
Écrire pour moi, avant tout. Pour apprendre à me reconnaître, en me relisant (pour paraphraser Paul Valéry, qui écrivait avec raison : “combien on s'ignore, on le mesure en se relisant”).

Il y a chez moi pas mal de bouquins, dont la plupart contiennent des pages qui attendent patiemment d'être lues. Je viens à l'instant de tomber sur un poème de Stéphane Mallarmé, dans un petit ouvrage poussiéreux, et je …