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Affichage des articles du décembre, 2010

Vendredi, ou la vie sauvage

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Comment serait le Robinson des temps modernes ? Après son naufrage sur une île déserte, j'imagine qu'il prendrait le temps de se dorer la peau au soleil, quelques heures au moins, avant de faire le tour de l'île à la recherche d'un quelconque secours. Il commencerait par souffler un peu - échouer sur un récif, c'est toujours assez éprouvant -, et puis il mettrait les pieds dans l'eau, et finirait par s'allonger sur le sable,pour profiter de ce soudain instant de bonheur.  Tout va si vite aujourd'hui, et nous sommes en permanence connectés les uns aux autres. Prendre un peu de recul, et jouir un temps de sa solitude, ça ne se refuse pas. Surtout si les circonstances le permettent. 
Déconnecté
Au bout d'un certain temps toutefois, Robinson commencerait pas sentir le manque de la vie moderne. Inévitablement, il aurait besoin de checker son compte Facebook, d'envoyer quelques mails. Seulement voilà, bien entendu, son iPhone et son iPad n'auraient p…

Pursuit of happiness

Entre parenthèses

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Ce soir, je ne sais pas trop où j'en suis.
Je prends conscience que je suis toujours un peu nostalgique en décembre. La fin de l'année, les fêtes, la neige, le froid. Les souvenirs des Noël passés. Au fond, ce n'est pas très surprenant. J'ai vu aujourd'hui sur un site une vidéo d'un père qui filmait ses enfants chaque Noël depuis 25 ans, sur les marches du même escalier. J'ai eu un sentiment de vertige à voir ces inconnus grandir en quelques minutes.
Cela dit, je suis plutôt heureux. Je regrette de ne pas voir certaines personnes, plus souvent, de ne pas avoir le temps de ne rien faire - qui correspond au temps de l'ennui, mais aussi à celui de la liberté. Mais quand j'y pense, tout va bien.

Jusqu'ici, tout va bien

En ce moment, je lis La Banque, Le Portrait de Dorian Gray, et Mainstream que je n'ai toujours pas terminé.Je prends le 21 ou le 27 tous les matins, pour me rendre du côté de l'Opéra Garnier, rue de Hanovre, où je travaille. Le…

L'avenir, ce bel et sombre inconnu

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Je ne sais pas ce qui va se passer l'année prochaine, ni pour moi, ni pour le monde. Je ne sais pas ce qui adviendra. J'ai quelques idées, sur certaines choses, bien sûr. Quelques indices. Pour ma vie personnelle, je peux anticiper quelques évolutions, sans me fier pour autant aux horoscopes, écrits par je-ne-sais quels jeunes stagiaires en manque d'inspiration. Pour le monde en général, je peux voir se dessiner quelques tendances. Et je n'ai pas vraiment besoin non plus de tous ces analystes, qui s'attèlent en ce moment comme chaque année à prévoir ce qui arrive, ce qui s'annonce, ce qui semble prendre forme pour l'année à venir. #trends #tendances #changements #2011. etc.
Rien à signaler
D'un point de vue général, personnellement, j'assume : je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas comment l'histoire va s'écrire, quels changements majeurs vont survenir. Rien à signaler, en somme. Je sais en revanche que les outils pour mesurer le b…

I know

Modern Times

Le cinéma en plein air, en 2020.

Se résoudre à changer

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Nous nous approchons des fêtes de fin d'année qui s'accompagnent, comme chacun sait, de ces résolutions annuelles, coutumières, bien que rarement respectées. Les résolutions amènent à considérer un temps déterminé, un cycle qui s'achève, pour en tirer des leçons et se résoudre à changer quelque chose. Mais c'est aussi et surtout s'engager à suivre les préceptes que l'on vient de se fixer soi-même pour l'année à venir. Si l'on y pense, c'est donc l'acte responsable dans tous les sens du terme. A l'heure de leur engagement sociétal, les entreprises pourraient d'ailleurs elles-aussi faire la liste de leurs propres résolutions. Mais cela impliquerait d'accepter un état de fait insatisfaisant, ce qui est une étape quelque peu douloureuse, surtout à la fin de l'année, quand il s'agit de faire le bilan. 
Mais les résolutions visent surtout le changement des habitudes. Et c'est en ce sens qu'elles constituent un acte, cette f…

L'avenir, déjà réinventé

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Je suis jeune. Pourtant, j’ai connu le monde sans Internet, sans les médias sociaux, sans le mobile, sans les dvd, sans les contenus numériques. J’ai connu les numéros de téléphone fixe à huit chiffres. Les phares des voitures jaunes, et non blancs. J’ai connu le franc. J’ai connu le minitel. Pendant la première moitié de ma vie, l’iMac, l’iPod, l’iPhone, l’iPad, iTunes, iLife, tout ça n’existait pas. Harry Potter non plus. Google, Facebook, Twitter, Foursquare, Youtube, non plus.  Avant d’aller au cinéma, il fallait acheter l’officiel des spectacles pour connaître les séances. Je me souviens d’avoir plusieurs fois guetté, par la fenêtre, des amis de mes parents conviés à dîner, pour m’assurer qu’ils avaient bien le nouveau code. Et leur éviter de chercher une cabine téléphonique dans le quartier. Une cabine téléphonique. Tout ça me paraît si loin, si vieux, si aberrant. Et de fait, aujourd’hui, la réalité est bien différente. En 2010, on parle Internet, Médias sociaux, Mobile, Applicati…

Never on Sunday

Pour vivre heureux, vivons peu nombreux ?

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Et si le monde ne comptait pas six milliards d'individus - six milliards d'autres - mais seulement six cents, tout au plus ? 
Quand on y réfléchit bien, ce n'est qu'une question de zéros. Et pourtant, tout serait si différent… On pourrait choisir le meilleur endroit sur Terre, et s'y installer tous, sans la moindre querelle de propriété. Le monde étant si vaste, cela n'aurait pas de sens. Devant de magnifiques montagnes, on pourrait vivre en paix. Avec largement suffisamment de champs et de cultures pour nourrir chacun d'entre nous. Une prospérité naturelle, universelle, sans d'inutiles labeurs et d'ignobles déchirements. Sans pauvreté. Sans misère.
Mais bon, les points négatifs se comptent aussi par centaine, en fait. 
Il n'y aurait pas d'étranger, malheureusement. Pas de diversité. Si peu de rencontres. Beaucoup de consanguinité. Et puis, Internet n'aurait jamais été inventé, ni même le téléphone. Aucun réseau social, aucune plate-forme co…

One Day Without Shoes

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La différence avec la journée de la jupe, c'est qu'en l'occurrence l'initiative avait lieu au printemps.

Chewing gum

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Il y a relativement peu d'interdits, quand on y pense, dans le système scolaire public. Pour autant que je m'en souvienne - et cela remonte à quelques années à peine, donc mes souvenirs sont encore valables, normalement -, on ne m'a jamais tellement défendu de faire quoi que ce soit quand j'étais au collège. Bien sûr, il faut savoir respecter ses enseignants, et ses petits camarades. Mais au fond, on est assez libre. Il y a néanmoins un réel interdit qui, maintenant que j'y pense, prend une place prépondérante dans le cadre d'une salle de cours : le chewing gum.
Surveiller et punir
Je n'ai jamais été un grand fan des gommes à mâcher (et j'ai été traumatisé par l'un des personnages de Charlie et la Chocolaterie, cette petite peste qui mâche et remâche en permanence),  mais tout de même. N'est-ce pas surprenant d'interdire ce plaisir simple aux élèves ? Bien entendu, certains détails techniques posent problème : il faut éviter que les chewing gu…

Merco Benz

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The lottery of life

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Très beau projet de l'organisation Save the Children et de l'agence Lowe Brindfors Sweden qui amène à réfléchir sur les hasards de la vie : les chances pour que je sois né ici, plutôt qu'ailleurs, sont infiniment minces. Il est important de garder cela à l'esprit. Je vous invite à suivre ce lien, pour savoir où le hasard vous ferait naître, si la vie recommençait pour vous aujourd'hui. 
Cette initiative m'a rappelé une démonstration intéressante du philosophe Patrick Savidan, rencontré au cours des journées de l'institut Edgar Quinet sur les inégalités sociales. Celui-ci prenait pour exemple un milliardaire américain, Warren Buffet, ayant perçu la nature sociale de sa richesse, qui découle selon lui d'une succession de hasards favorables (il reconnaît avoir un certain talent, mais ce talent n'aurait pas été autant valorisé s'il était né au Bangladesh, par exemple). En conséquence, le milliardaire a accepté de reverser à la société un pourcentage …