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Le Flou de Google Street View

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Depuis 2007 (depuis 2008 en France), Google parcourt le monde pour en photographier chaque avenue, chaque boulevard, chaque rue, chaque piste sableuse, chaque recoin. Le fameux Google Street View que nous connaissons tous. J'y repensais récemment devant la campagne d'Uber et ses voitures qui ont déjà emprunté toutes ces routes ("des bonnes, des mauvaises, des risquées", etc.). 
Le flou pour condition
Le monde entier n'a pas encore été intégré au module, mais une bonne partie quand même, si l'on regarde l'espace photographié en 2017. Il reste les régions les plus froides et les plus chaudes, ainsi que la Chine, accessoirement. Et puis les océans.

Dès 2008, Google a commencé à répondre aux inquiétudes soulevées par ces captations impromptues, en développant un système de floutage automatique des visages. L'enjeu était loin d'être futile. C'était la condition sine qua non pour continuer de cartographier ainsi la planète entière et obtenir le conse…

Pleine conscience

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On ne sait jamais très bien quels mots vont venir s'imposer à l'esprit, puis aux doigts qui pianotent sur le clavier. Je crois que mes meilleurs billets de blog sont ceux qui sont nés progressivement, par plusieurs pensées successives, autour d'un thème qui me tenait à cœur. J'aime malgré tout, de temps en temps, me confronter sans réfléchir à la page blanche et laisser venir les premières phrases qui surgissent dans ma conscience. Librement.
Bonne conscience
La conscience. La mienne, et celle des autres. J'y pensais ces derniers jours, dans le métro, dans le bus, dans la rue. Derrière ces regards, ces visages inconnus, il y avait une multitude de consciences, de pensées diverses, de préoccupations variées. C'est le sujet de l'âme, qui me fascinait tant quand j'étais tout juste adolescent.  "On peut tout fuir, sauf sa conscience", Stefan Zweig Ce mystère intemporel : ce qui fait que je pense, moi, de telle façon et non d'une autre. Cette imp…

Un sourire aperçu

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Tout à l'heure je vais sortir, m'allonger dans l'herbe et lire au soleil. Pour le moment je suis chez moi, dans mon appartement de la rue Oberkampf. Les fenêtres sont ouvertes, certains stores abaissés. J'entends le réveil d'un voisin qui sonne depuis deux ou trois heures. Il devait être réglé sur ses horaires de travail, et il a oublié de le déprogrammer en partant en week-end, probablement. C'est un son strident (bien que lointain) dont je me passerais bien, mais je reconnais que j'aime cette image : un réveil qui sonne dans le vide, qui s'acharne à sortir du sommeil une personne qui n'est pas là. Un réveil qui sonne pour un lit défait. Dans quelques années peut-être, l'intelligence artificielle aura fait des progrès, et aucun réveil ne s'égosillera plus en vain.
Hier, toute la journée, j'ai vu des amis. D'abord sur les Rives de Seine, du Pont des Arts au Port de l'Arsenal, nous avons marché, croisant touristes et Parisiens aux…

De nous, que restera-t-il ?

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Dans les moments difficiles que l'on traverse parfois, à l'échelle individuelle, ou à l'échelle d'une famille, d'une société, d'un pays, voire d'un continent, ce n'est pas toujours évident de prendre du recul. Sur le moment, on a le sentiment que la situation est inextricable, et que les conséquences sont lourdes, inévitables.
Une façon de souffler quelques secondes peut être de se rappeler un fait incontestable : tout finira par s'évanouir. Les problèmes, les malentendus, les colères, les injustices, les erreurs, les blessures. Tout passe. Tout fuit. Tout s'efface. Avec le temps. 
Tout doit disparaître
Les plus grandes défaites finissent par être bien peu de choses, au regard de l'Histoire. Les pires humiliations sont un jour oubliées. La vendetta la plus ancienne finit par s'éteindre, et l'on finit par cesser de vouloir venger ceux qui ne sont plus.
De même, les plus grandes gloires finissent par être insignifiantes. Aux Grands homm…

Suivez votre intuition

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Les affiches ont été placardées pendant plusieurs semaines, dans les rues, sur les façades des immeubles, sur les piliers des ponts enjambant les autoroutes. Je ne pouvais m'empêcher de me demander qui pouvait bien trouver la motivation nécessaire pour coller de telles affiches pour un tel candidat, présentant si peu de chances de réussite, dans des endroits parfois aussi difficiles d'accès. Une telle abnégation pour Asselineau était pour le moins fascinante.
Toujours est-il que le message était bien lisible, en lettres blanches et majuscules : suivez votre intuition. L'injonction ne semblait pas correspondre une seconde à la bouille du bonhomme, en costume, qui la surplombait. 
Si je cherche à me représenter ce que m'inspirent les mots "suivez votre intuition", les images qui me viennent à l'esprit sont assez différentes : je pense au courage d'un baiser héroïque et soudain un soir de printemps, sous une pluie chaude, lors d'une soirée inattendue…

Comme une évidence

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Il y a quelques semaines, j'ai vu un reportage sur Emmanuel Macron. Comme toujours - en particulier lors d'une campagne électorale -, je suis de près l'actualité politique, j'étudie la façon dont chacun des candidat exprime ses idées, je pèse le pour et le contre, ce qui me plaît et ce qui me déplaît. Mes historiques Youtube et Google sont pleins de mots tirés du champ lexical politique. Je regarde plusieurs fois chaque échange tendu entre untel et untel, etc. Dans ce reportage sur Macron, donc, j'ai été frappé par une formule qui revenait plusieurs fois. C'est une formule qu'il utilisait lui-même, pour décrire plusieurs moments clés de sa vie : "comme une évidence". 
Comme une évidence, sa rencontre avec sa professeure devenue son épouse. Comme une évidence, le fait de venir étudier les Lettres et la Philosophie à Paris. Comme une évidence, son besoin de s'engager politiquement. Comme une évidence, sa candidature actuelle à la plus haute fonc…

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