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Une impression de déjà-vécu

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C'est comme s'il y avait plus de sève dans les branches, plus de sang dans les veines, plus de soif, plus d'envie, plus d'intensité dans les regards, plus de.

L'été est là, qui bat, qui pulse, qui presse. "Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir". Merci Baudelaire. Il fait beau. Il fait chaud. Et c'est tant mieux. J'augmente le volume, dans mon casque. J'ai envie de danser, en descendant les marches du métro parisien. Envie de sourire derrière la vitre du bus, devant cette ville qui fourmille sous mes yeux. Envie de terrasses, envie de flâneries, envie de verres qui se remplissent puis se vident, envie de nouveau, envie.

Et il y a ce sentiment de déjà-vu, de déjà-vécu, de déjà-ressenti. Je suis né en Juillet. Des étés, j'en ai vu passer plein. Ce sentiment de vie qui s'intensifie, qui pousse, qui pulse, qui presse, je le connais par cœur. Il m'est familier. Comme le sera l'automne qui suivra, avec son cortège de…

Oui, je suis curieux

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Oui, je suis curieux. Car le temps presse et que le monde est immense. Tant de livres à lire, tant de cultures à explorer. Tant d'histoires à connaître. Tant de codes à déchiffrer. Tant de pays à parcourir. Tant de mystères à percer. Tant de vies à découvrir.

Un charmant défaut

Depuis l'enfance, j'ai compris que certains secrets le demeureraient. J'ai compris que certaines énigmes n'offriront aucune réponse. J'ai compris aussi que ce n'était pas grave, pour autant. Que l'on pouvait observer les étoiles - depuis sa chaise longue, sous sa couverture, dans le jardin -, sans attendre qu'un miracle vienne soudain révéler le pourquoi du monde.

On pouvait se contenter d'espérer attraper au regard l'éphémère étoile filante.
"Le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense". Jean Jaurès Il ne faut pas toujours chercher à comp…

Le Top Of Mind De La Vie

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Je garde un très bon souvenir de mon Master de Communication à Sciences-Po Lille, dirigé par Véronique Drecq à l'époque. C'était l'une des premières fois, dans mon parcours d'étudiant, que la discipline que l'on m'enseignait trouvait une application quasi-immédiate vers de nombreux métiers bien réels. Ce n'était plus la Littérature, l'Histoire, la Philosophie, et toutes ces matières que j'aimais également. C'était la vie bien réelle, l'évolution du monde d'aujourd'hui. C'était la porte enfin dessinée devant moi que j'allais pouvoir franchir pour m'épanouir plusieurs années durant. 
Des professionnels, d'ailleurs, de la Communication, venaient nous présenter leurs métiers, leur parcours, leur approche. Il était possible de se projeter, d'imaginer la suite. Et tout, dans cette discipline, me parlait. Des stratégies de conviction, de persuasion publicitaire, à l'élaboration d'une campagne, en passant par les …

Faire l'expérience

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Je suis dans le Sahel. Mes pieds glissent dans le sable chaud des dunes. Ces dernières dessinent des vagues lumineuses à perte de vue, offrant un panorama inédit à mon regard. Le désert est un horizon. Je marche seul dans le soir, découvrant ce nouvel univers, avant de revenir à la tente que nous avons plantée au cœur de cet espace infini de sable et de vent.

Les sensations sont nouvelles. Jamais aucun spectacle de cette nature ne s'est offert à ma vue. Jamais l'air que je respire n'a été aussi doux. J'appréhende les risques éventuels, en escaladant les dunes, en avançant prudemment sur leur cime. Je me demande si d'aventure je ne vais pas me laisser entraîner par le sable, dans une avalanche d'un genre nouveau. Mon imagination se réveille, comme celle d'un enfant : le désert m'évoque des scorpions, des fourmis rouges et des sables mouvants. Quel danger inconnu peut bien me guetter ici ?
Rien n'arrive pourtant. La nature ne me veut aucun mal. Mes pi…

Le plaisir de voir, sans être vu

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Jamais, depuis bientôt dix ans, je n'avais délaissé aussi longtemps ce blog. C'est qu'il n'est pas toujours facile de trouver le temps ; et puis on se trouve facilement des excuses, pour le coup. Pourtant, j'aime l'idée qu'il existe un endroit pour moi, sur Internet. Un lieu qui m'appartient, que je peux modeler à ma guise. 

On parle souvent de la Toile - et, bien sûr, on se réfère alors à la Toile géante d'une araignée. Un réseau de fils qui nous relient les uns aux autres, ici et là. Un filet où l'on vient se perdre, sans doute, un dimanche soir. À la recherche de nouvelles, d'alter-egos, d'informations ou de consolation. J'aime la polysémie du mot Toile en Français. Plutôt qu'un réseau arachnéen, la Toile est pour moi une Toile de peintre, une toile blanche sur un chevalet, où chacun vient apporter sa touche colorée, s'il le souhaite. Un espace de cette Toile m'est donc réservé ici. Je peux gribouiller ce que je veux. …

Et Si J'écrivais Sur La Solitude ?

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Elle est là. Dans mon dos, quand j'écris ces quelques lignes. Sur mon canapé blanc, silencieuse mais présente. Elle m'accompagne si je vais dans la cuisine, pour allumer le feu sous la casserole. La seule façon de la faire disparaître est de rejoindre des amis dans le soir automnal, à la terrasse d'un restaurant. Je la connais bien, elle m'a accompagné de nombreuses fois, lors de certaines soirées, à Lille, à Paris, ou ailleurs. La solitude.

On devrait pouvoir parler des sujets profonds, des sujets graves, sans gravité justement. J'ai en mémoire un billet de blog que j'avais écrit il y a quelques années, et qui avait inquiété ma mère. Elle me l'avait dit. Il n'y avait pourtant pas de quoi se faire du mouron, mais je comprends qu'on puisse, avec une lecture non innocente, se poser parfois des questions sur la façon dont les choses sont dites, dont elles sont ressenties.

Solicitude

En l'occurrence, cette solitude-là est très éloignée d'un déses…

Les Questions De Mes 20 Ans

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Je m'en souviens très bien, de mes vingt ans. Je m'interrogeais un soir sur trois sur la suite, sur mon avenir, sur mes aspirations profondes. Je ressentais pleinement cette incertitude quant à mon devenir. Ce n'était pas de l'inquiétude, à proprement parler, mais simplement quelque chose qui revenait, encore et encore, sans que je trouve véritablement de réponses. 
Fallait-il poursuivre les études supérieures ? Tenter de nouveaux concours ? Assurer - non pas mes arrières - mais ce qui allait advenir ensuite ? Ou suivre simplement mes envies, mes passions, mes rêves immédiats ? Partir, voyager, inventer, dessiner, rencontrer de nouvelles personnes, en faisant confiance à mon destin. Aimer.
Combien de soir, dans la nuit de ma fenêtre, me suis-je posé ces questions ? Sans doute pour retarder le moment où j'allais m'y mettre (ou m'y remettre) pour de bon, à cette préparation de concours, puis à ce mémoire, puis à ce Grand Oral. Facebook existait à peine et j&#…