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Derrière les mots et les images des médias sociaux

Jamais il n'y avait eu de si longues périodes de silence sur mon blog. Aucun post depuis février. Je crois que j'avais besoin de prendre un peu de recul. De m'interroger aussi sur ma présence en ligne. Allez savoir si c'est l'âge - le mien, d'ailleurs, ou celui d'Internet - ou autre chose encore : mais on finit par se poser des questions sur ces mots qu'on donne à lire. C'est sans doute à force de consulter les plateformes sociales. Toutes ces images, ces vidéos, ces sourires affichés, qu'on voit quotidiennement. En sachant aussi ce qu'ils cachent.

C'est notre époque : nous possédons des outils de plus en plus performants pour communiquer, mais ce que nous communiquons est souvent loin de ce qui nous anime véritablement. Souvent loin de ce que nous sommes. En résulte sans doute parfois un certain mal-être, qui est compensé par ces mêmes outils numériques nous offrant des solutions de méditation ou des cures de sommeil. C'est la montre connectée qui vous rappelle de "respirer" (j'imagine qu'une meilleure traduction nous inviterait plutôt à "souffler", d'ailleurs). C'est le mode "focus" bientôt déployé sur les appareils iOS, pour ne pas être dérangé par sa famille quand on est au travail, ni par son travail quand on est en famille. Le monde moderne, en somme.


Derrière les mots et les images des médias sociaux, il y a pourtant de vraies personnes, avec de vraies histoires, de vrais doutes, de vrais espoirs. Derrière les indignations politiques, derrière les injures, il y a parfois des peurs, il y a souvent des convictions.

J'espère qu'on parviendra, tous autant que nous sommes, à revenir à des essentiels. Que nous réussirons à promouvoir la sincérité, la spontanéité. Que nous cesserons de nous abriter derrière l'image tronquée des médias sociaux. Que nous nous mettrons ou nous remettrons à créer, à dessiner, à composer ; à grandir ensemble, en partageant ce qui est beau, ce qui est grand, ce qui sert et non ce qui nuit.

Je vais tenter de me remettre un peu à écrire, plus souvent du moins. En suivant le même principe qui était à l'origine de ce blog en 2009 : si tu trouves parfois que le monde ne tourne pas rond, si certaines choses n'évoluent pas comme tu le souhaites, commence par contribuer, humblement et à ton échelle, à construire ce que tu souhaites, toi.

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