Accéder au contenu principal

Pourquoi écrire ?


La question du pourquoi se pose nécessairement, lorsque l'on tient un blog. Qu'est-ce qui m'amène à écrire, aussi régulièrement ? Qu'est-ce que j'y trouve ? Pourquoi est-ce que je prends la peine de concevoir ainsi des articles ? Quel intérêt ai-je à les diffuser ensuite ? 
Qu'est-ce que j'attends de tout ça, en fin de compte ?

Je n'ai pas de réponse toute faite.
Je ne sais pas très bien pour quelles raisons je prends le temps de partager quelques idées, quelques impressions. 

J’écris pour moi, avant tout. 

J’écris simplement. J'écris pour passer le temps. “Comme on dessine sur le givre, comme on se fait le cœur content à lancer cailloux sur l’étang”. J’écris en essayant de ne pas me poser trop de questions.

J'écris parce que je vis ma jeunesse, ce qui n'est pas tout à fait anodin. 

J'écris parce que j'ai le sentiment que le XXIe siècle vit également sa jeunesse, en quelque sorte. Parce que le monde change. Parce que nous vivons une époque où il se passe beaucoup de choses, et qu'écrire permet de prendre une certaine distance par rapport à tout ça. 


Il faut nager non pas à contre-courant, car cela ne mène à rien, mais dans une certaine direction. Ne pas prendre part à la rumeur. Avoir quelques positions divergentes, ou originales, si possible. Sans être dans un esprit de contradiction systématique - un esprit de troll. 

Écrire pour une raison, qui vaut pour toutes les autres, sans doute (et ça me permet de conclure une nouvelle fois sur une phrase de Nietzsche) :

“Seul ce qui est personnel est éternellement irréfutable”. 

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Parler vrai

Q uelques semaines après avoir commencé la vie active, lorsque j'avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans, une grande campagne de communication a été lancée dans la banque où je travaillais comme Social Media manager.  Des affiches, des spots TV, des publicités online, des dispositifs innovants… l'artillerie lourde avait été sortie pour mettre en avant une formule qui devait marquer les esprits et convaincre, dans un contexte de défiance vis-à-vis des institutions financières.  Cela se résumait à deux mots : Parlons Vrai . Cette formule m'est revenue à l'esprit récemment.  Bien sûr, beaucoup de choses ont changé depuis. La crise de 2008 est loin derrière nous, la communication n'est plus le cœur de mon activité professionnelle, j'ai quitté la banque en question et, plus généralement, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai pourtant repensé à ces deux mots, mis l'un à côté de l'autre : "Parler vrai". Il arrive, si souvent

Il Est Toujours Temps D'Apprendre

I l y a quelques semaines, j'ai vu une conférence dans laquelle l'intervenant, Oussama Ammar, demandait s'il y avait dans l'assistance des personnes qui faisaient du sport régulièrement. De nombreuses mains se sont levées. De fait, de plus en plus de monde pratique une activité sportive, il suffit de croiser tous les runners  dans les parcs ou le long des avenues pour s'en rendre compte. L'intervenant soulignait que ce phénomène était finalement assez récent. Pendant longtemps, faire du sport régulièrement était une pratique qui se limitait à deux catégories de la population : les enfants, et les professionnels. Désormais, le sport se généralise. Il poursuivait en annonçant que le même phénomène allait se produire pour la Formation. Aujourd'hui encore, se former, apprendre, étudier, se limite généralement aux deux mêmes catégories de population : les enfants, à l'école, et les professionnels. Pourtant, rien n'est plus simple. Pour la premi