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Affichage des articles du avril, 2015

Ce que je vois, chaque jour…

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L'œil s'ouvre. Il est 7h, et mon réveil me tire d'un rêve probablement merveilleux. J'ai les yeux encore pleins de sommeil. Comme 60 % des Français, je consulte pourtant mon téléphone dès les premiers instants de la journée. Et comme une personne sur deux, je regarde si j'ai des notifications sur Facebook, ou Twitter.
Devant ma rétine défilent déjà des contenus variés, des photos, des actualités, des publicités diverses, des messages de toutes sortes. Des mails. Mes yeux savent où regarder, où piocher l'information, ils n'errent pas en vain sur une page web. Ils viennent cueillir, simplement, le message inbox, dès lors qu'ils repèrent l'icône en haut à droite.
La journée commence. D'ici quelques minutes, je serai dans la rue, sur mon vélo, ou dans le métro. Je verrai alors Paris, sous un soleil étincelant. Tous ces gens qui s'affairent, qui se pressent, qui se ruent, se bousculent. Je verrai ces mines réjouies, aussi, à la terrasse des cafés…

Accomplir pour s'accomplir

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J'entendais encore ce matin, à la radio, la formule suivante : "vivre, c'est prendre des risques". Cela sonnait comme une évidence, et n'était en aucune façon remis en question. Je ne sais pas si je suis vraiment d'accord avec ça.

Créer

Vivre, au sens fort, c'est pour moi respirer un bon coup, ouvrir les yeux, courir à perdre haleine en forêt, ou plonger dans la vague qui s'approche. C'est se sentir griser par la brise, c'est admirer les lumières du printemps en traversant la Seine. Ça ne passe pas nécessairement par une prise de risque.

En revanche, pour ne pas laisser sa vie passer sans y prendre garde, pour éviter le flux incessant des journées inutiles, il faut sortir des sentiers battus, s'aventurer, et créer quelque chose, surtout. Qu'importe ce que l'inspiration vous amène à dessiner, à écrire, ou à construire.
"Écrire, ce n'est pas vivre. C'est peut-être survivre". Blaise Cendrars Je ne sais plus quel écriva…

Periscope : voir avec les yeux des autres

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Cela faisait un moment que je n'avais pas ressenti pareil intérêt pour une application. Certes, il y avait eu Snapchat, et la mode des contenus éphémères ; il y avait eu Secret, et les échanges anonymes. Mais après les premières années des médias sociaux, la découverte de Facebook, le coup de foudre pour Twitter, l'intérêt pour des plateformes comme Pinterest, ou Instagram, je restais un peu sur ma faim.
Des yeux - par millions - pour voir le monde
Voici maintenant du nouveau.
On le sait : les révolutions se déroulent, souvent, par vagues successives. Les applications de streaming vidéo (en particulier Periscope, récemment achetée par Twitter), constituent l'une des ondes les plus importantes de la révolution des médias sociaux, à mon avis.

Ces dernières années, on a pu voir à quel point tout le monde devenait - à son échelle - un média. N'importe quel internaute peut être témoin d'un événement de grande envergure, et le faire connaître à son réseau, d'abord, pu…

La magie de certains souvenirs

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Il y a des moments qui pourraient rendre n'importe qui heureux. Des lieux, des atmosphères, qui conviendraient à n'importe quel individu. Des instants qui amèneraient le plus soucieux des hommes à déposer les armes de l'inquiétude pour se détendre enfin.
Nous en vivons tous, au cours de notre vie.  C'est un horizon qui s'ouvre devant nos yeux d'enfant, après avoir pédalé seul, à vélo, jusqu'au plateau, près de cet arbre perdu au beau milieu de nulle part. C'est le sourire d'une personne qui nous charme, immédiatement. C'est ce regard, dans l'obscurité de la chambre. "Un front qui s'appuie / À moi dans la nuit / Deux grands yeux ouverts / Et tout m'a semblé / Comme un champ de blé / Dans cet univers". Ce sont tous ces moments existentiels, qui viennent faire battre notre cœur un peu plus vite. 
C'est aussi l'océan, qui s'offre à nous, dans toute sa splendeur. 

Comme Genaro, je me suis trouvé là, moi aussi, sur la…

Le hashtag de l'émotion

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L'un des plus grands dangers, je crois, au fil des ans, consiste à installer entre le monde et soi une forme de distance. Rien n'est plus normal : face aux aléas de la vie, aux tristesses personnelles comme aux drames dont l'actualité se fait écho régulièrement, on se prémunit comme on peut… en s'endurcissant. On apprend à contrôler nos émotions, à retenir nos pleurs, à ne plus être affecté par le moindre malheur, la moindre catastrophe.
Le pire, sans doute, est d'arriver à un point où nos émotions elles-mêmes deviennent convenues. Je ne crains rien moins que les personnes dont les pleurs s'actionnent sur commande. Une larme n'en est plus une, si elle est dénuée de sincérité.
#JeSuisCharlie : le personal branding de la compassion
Ce n'est pas un sujet simple. J'ai par exemple eu envie, moi aussi, de réagir au massacre dont le Kenya a récemment été victime. Car - comme tout le monde probablement - je trouvais ce crime atroce, révoltant, inhumain. Mai…