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Le bonheur est insuffisant


On connaît la formule. Il en faut peu pour être heureux. Je crois que c'est assez vrai. En omettant les accidents les plus tragiques que l'on rencontre au cours d'une existence - les drames humains auxquels nous sommes tous, à différents degrés, confrontés -, il suffit de peu de choses pour ressentir une certaine joie, un certain bien être. 

En cherchant "happiness" sur Google Images (ce qui m'a notamment permis de trouver l'illustration de cet article), on mesure bien qu'en matière de bonheur, il suffit souvent de presque rien. Les trois quarts des photos représentaient un homme ou une femme en train de lever les bras en l'air dans un rayon de soleil.

En suivant quelques règles, on peut vite se sentir en pleine forme. On peut vite atteindre un minimum ; en mangeant sainement, en dormant correctement, en respirant profondément.


Pourquoi donc sommes-nous si frustrés, si impatients, si désireux d'autre chose alors ? Tout simplement parce qu'on se contente rarement du bonheur. Le bonheur n'est pas un aboutissement en soi, ce n'est pas une raison de vivre. Le bonheur est ce qui permet de réaliser autre chose, de se dépasser, de construire.

Ce dont on a besoin, ensuite, c'est d'ivresse, et de donner un sens à son existence.
D'ivresse, surtout. Et je vous renvoie aux vers de Baudelaire à ce sujet : il faut être toujours ivre. Tout est là. Pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

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