Accéder au contenu principal

J'ai besoin d'essentiel

Il y a des moments où je ne m'en rends pas vraiment compte. Des périodes où je suis concentré sur des objectifs professionnels, où je prépare des réunions, où je suis focalisé sur des sujets immédiats, qui ne tolèrent aucune distraction. Mais ça revient toujours, soudainement ; il suffit que la magie de Noël illumine les grands magasins, que les premiers sapins fassent leur apparition sur les trottoirs, encore dans leurs filets, devant les fleuristes. Il suffit que le froid m'amène à m'emmitoufler dans mon manteau, à relever mon écharpe, encore toute emprunte des parfums du ski, des vacances de l'année passée. L'odeur de la montagne, des pentes enneigées, de la vitesse et de la liberté.

Toujours, ça revient. Ça ressurgit. J'ai envie de vivre un moment fort, d'avoir le cœur qui bat un peu plus vite, les yeux qui s'illuminent. Envie d'avoir les poils qui s'hérissent sur les avant-bras, envie d'avoir les cheveux dans le vent, envie de me sentir vivre.


Il suffit que j'écoute quelques notes de Beethoven (morceau que je commence tout juste à jouer) :


C'est sans doute notre désir commun. C'est pourquoi nous aimons. C'est aussi ce qui explique qu'on soit si nombreux à tenter des choses, parfois très périlleuses. Ce que la récente publicité Lacoste montrait très bien. Les aventures quotidiennes, les sauts vers l'inconnu que nous faisons tous, à notre échelle, dans nos vies respectives. Pour résoudre cette même équation. Pour nous procurer ce même plaisir fondamental. Pour répondre au même besoin.

Ce besoin d'essentiel. 

Commentaires

  1. C'est sûrement inhabituel qu'une nana qui parle futilités à longueur de journée te laisse un commentaire par ici.. Mais je tenais vraiment à te dire que ta plume est sublime et touchante. Les sauts vers l'inconnu, perdre le contrôle même un instant, nous fait simplement sortir de notre routine quotidienne. C'est à la fois angoissant et exaltant.

    Nina.

    RépondreSupprimer
  2. One of the times that we most feel alive is the moment when we are hurt after we love,we realize we are living in real world.I like the moonlight sonata tough.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Parler vrai

Q uelques semaines après avoir commencé la vie active, lorsque j'avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans, une grande campagne de communication a été lancée dans la banque où je travaillais comme Social Media manager.  Des affiches, des spots TV, des publicités online, des dispositifs innovants… l'artillerie lourde avait été sortie pour mettre en avant une formule qui devait marquer les esprits et convaincre, dans un contexte de défiance vis-à-vis des institutions financières.  Cela se résumait à deux mots : Parlons Vrai . Cette formule m'est revenue à l'esprit récemment.  Bien sûr, beaucoup de choses ont changé depuis. La crise de 2008 est loin derrière nous, la communication n'est plus le cœur de mon activité professionnelle, j'ai quitté la banque en question et, plus généralement, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai pourtant repensé à ces deux mots, mis l'un à côté de l'autre : "Parler vrai". Il arrive, si souvent

Il Est Toujours Temps D'Apprendre

I l y a quelques semaines, j'ai vu une conférence dans laquelle l'intervenant, Oussama Ammar, demandait s'il y avait dans l'assistance des personnes qui faisaient du sport régulièrement. De nombreuses mains se sont levées. De fait, de plus en plus de monde pratique une activité sportive, il suffit de croiser tous les runners  dans les parcs ou le long des avenues pour s'en rendre compte. L'intervenant soulignait que ce phénomène était finalement assez récent. Pendant longtemps, faire du sport régulièrement était une pratique qui se limitait à deux catégories de la population : les enfants, et les professionnels. Désormais, le sport se généralise. Il poursuivait en annonçant que le même phénomène allait se produire pour la Formation. Aujourd'hui encore, se former, apprendre, étudier, se limite généralement aux deux mêmes catégories de population : les enfants, à l'école, et les professionnels. Pourtant, rien n'est plus simple. Pour la premi