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Maintenant, ou jamais…

Les meilleures choses qui arrivent dans une vie sont des chances que l'on parvient à saisir. Plus j'y pense, plus cela m'apparaît évident. Des opportunités qui se présentent, à un instant précis, et qu'on réussit à transformer, pour diverses raisons. Des “instants de vérité” qui déterminent la suite des événements existentiels. 

Une femme, dont le regard semble vous dire “embrasse-moi, imbécile !”, et qui devient beaucoup plus qu'une simple inconnue en l'espace d'une seconde, quand vous vous décidez à franchir cet espace infime entre vos lèvres et les siennes. À l'échelle d'une vie, cette seconde semble peu ; mais elle compte pour beaucoup dans les années qui suivent.

"Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque". Talleyrand 

Il faut savoir saisir l'occasion quand elle se présente. Dans le cas contraire, elle se transformera immédiatement en regret, plus ou moins éternel. 

Je parcours en ce moment la biographie de Joseph Fouché, écrite par Stefan Zweig, et la vie de cet homme politique qui parvient à gagner les plus hautes sphères du pouvoir et d'y rester, à une époque aussi troublée que celle de la Révolution française, du Directoire et des Guerres napoléonienne, est passionnante. 

À prendre ou à laisser

Voilà un homme, qui, justement, savait toujours sauter sur la bonne occasion (avec, en l'occurrence, beaucoup de cynisme et d'opportunisme, mais vous voyez l'idée : lui seul, ou presque, est parvenu à sauver sa tête tout en gardant son influence).

Un point important, toutefois, c'est qu'on ne sait pas toujours comment on va réagir lorsque l'occasion se présentera. En règle générale, on ne sait jamais vraiment de quoi on est capable, ni ce que notre instinct nous amènera à faire, au moment voulu. 


Il y a quelques années, des mecs ont voulu me voler mon portable, dans le RER. Ils avaient un couteau, et sont rentrés avec moi dans la rame. Au moment où les portes se refermaient, j'ai bondi hors du wagon et je suis parvenu à leur échapper. Pourtant, à tête reposée, si on m'avait demandé quelques heures plus tôt de quelle façon je réagirais si j'étais confronté à une telle situation, j'aurais immédiatement répondu que je préférais perdre mon téléphone que risquer de perdre la vie…

Seulement, il ne faut jamais négliger la part d'improvisation, dans ces moments-là. C'est, en fin de compte, à l'instant précis où l'occasion se présente qu'on sait si - et comment - on va la saisir. Rarement avant. 


Commentaires

christine leroy a dit…
Je pense même qu'être capable de saisir les occasions que la vie vous offre est la meilleure manière de toujours avoir de la chance...

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