Accéder au contenu principal

Rencontrer un(e) inconnu(e) via Internet

Nous serons amenés à nous rencontrer physiquement”. C'est un billet de blog que j'avais écrit en 2011.  J'y soutenais qu'après le rapprochement effectué sur les médias sociaux, les internautes allaient, de plus en plus, se mettre à créer des interactions “dans la vie réelle” ; la notion même d'online / offline s'effaçant progressivement.

Se rencontrer, réellement, gratuitement

Cela se fait plus lentement que je m'y attendais. Il n'empêche. J'ai rencontré physiquement plusieurs personnes - jusqu'alors inconnues - grâce à Internet. J'ai noué de vraies relations avec certaines d'entre elles.

Rappelons-nous : Facebook s'est construit en permettant aux gens qui se connaissaient déjà de se connecter aussi sur Internet. Le réseau social du futur devrait permettre d'effectuer le chemin inverse : donner l'opportunité de rencontrer de nouvelles personnes IRL (“in real life”).

Pensez-y : comment avez-vous rencontré vos meilleurs amis ? votre copain / ou copine ? votre conjoint(e) ? Si ce n'est par le hasard des circonstances… (Je crois que 30 % des couples se forment au travail, par exemple). Imaginez ensuite le nombre de personnes qui pourraient être vos ami(e)s ; et qui se trouvent à quelques centaines de mètres de votre domicile, ou qui empruntent les mêmes transports en commun, tous les jours.

la rencontre géolocalisée ne doit pas se limiter à cela

Je tombe dans Stratégies sur un article intéressant : Converse propose une expérience originale. “La marque organise à Paris dans des lieux insolites et tenus secrets des concerts privés - de cinq groupes indépendants. Pour les trouver, il faut, une fois inscrit sur le site Web ‘Get Loud Paris’, foncer dans les rues de Paris via Google Maps. Plus on se rapproche, plus le son du groupe s'amplifie”. Les plus rapides gagnent des places de concert. 

Affinités géolocalisées

Un jour, peut-être, on pourra, en s'approchant de quelqu'un, savoir ce qu'il écoute. Sans que cette personne n'en sache jamais rien. Un Spotify de la vie réelle, en quelque sorte. Une application mobile  pourrait tout à fait le permettre, à condition que la personne en question ait - bien entendu - accepté au préalable de rendre public ce qu'elle écoute.

Un jour, peut-être, je saurai qui, parmi mes followers, se trouve dans un rayon de 700 à 900 mètres. Qui est dispo pour un ciné, un verre, ou une sortie. Je pourrai même savoir qui, parmi mes followers, partage grosso modo les mêmes goûts que moi. Avec l'option - je l'espère - de choisir de temps en temps d'aller à la rencontre des personnes qui ne partagent pas les mêmes goûts, justement.

Ma conviction demeure intacte : nous serons amenés à nous rencontrer physiquement. 


Commentaires

  1. Merci pour cet article. Internet, et particulièrement les réseaux sociaux, ont ce côté à double tranchant: le contact et les rencontres peuvent être à la fois positives mais aussi particulièrement négatives. Ceci dit, l’amour sur Internet est loin d’être impossible, tout vient à point à qui sait attendre, sur Internet ou « en vrai »!

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Parler vrai

Q uelques semaines après avoir commencé la vie active, lorsque j'avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans, une grande campagne de communication a été lancée dans la banque où je travaillais comme Social Media manager.  Des affiches, des spots TV, des publicités online, des dispositifs innovants… l'artillerie lourde avait été sortie pour mettre en avant une formule qui devait marquer les esprits et convaincre, dans un contexte de défiance vis-à-vis des institutions financières.  Cela se résumait à deux mots : Parlons Vrai . Cette formule m'est revenue à l'esprit récemment.  Bien sûr, beaucoup de choses ont changé depuis. La crise de 2008 est loin derrière nous, la communication n'est plus le cœur de mon activité professionnelle, j'ai quitté la banque en question et, plus généralement, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai pourtant repensé à ces deux mots, mis l'un à côté de l'autre : "Parler vrai". Il arrive, si souvent

Il Est Toujours Temps D'Apprendre

I l y a quelques semaines, j'ai vu une conférence dans laquelle l'intervenant, Oussama Ammar, demandait s'il y avait dans l'assistance des personnes qui faisaient du sport régulièrement. De nombreuses mains se sont levées. De fait, de plus en plus de monde pratique une activité sportive, il suffit de croiser tous les runners  dans les parcs ou le long des avenues pour s'en rendre compte. L'intervenant soulignait que ce phénomène était finalement assez récent. Pendant longtemps, faire du sport régulièrement était une pratique qui se limitait à deux catégories de la population : les enfants, et les professionnels. Désormais, le sport se généralise. Il poursuivait en annonçant que le même phénomène allait se produire pour la Formation. Aujourd'hui encore, se former, apprendre, étudier, se limite généralement aux deux mêmes catégories de population : les enfants, à l'école, et les professionnels. Pourtant, rien n'est plus simple. Pour la premi