Accéder au contenu principal

You're Gonna Be Okay


Je repense souvent à cette scène géniale, dans Reservoir Dogs, où Mr. White - au volant de la voiture - tente désespérément de rassurer Mr. Orange, qui se vide de son sang sur la banquette arrière. “You're gonna be okaaay. Now, say it! You're gonna be okay!… Say it! Say the goddamn fucking words! Say it!” [Pour revoir la scène c'est juste ici]. 

J'y repense en particulier à chaque fois que je tente de rassurer quelqu'un. Ça peut être pour n'importe quoi : un examen à venir, un rendez-vous important, une conférence à préparer pour un séminaire, une surcharge de travail sur un temps déterminé, un chagrin amoureux, une fatigue passagère… J'ai toujours envie de faire dire à mon interlocuteur ces goddamn fucking words : everything is gonna be okay.


Je me les dis parfois à moi-même, d'ailleurs. Tout bas, quand un doute m'assaille. “Basile, ça va aller”. “I'll be good”, comme dirait Kid Cudi

Nous sommes tous pareils, nous avons besoin d'être rassurés. Nous avons besoin de quelqu'un pour nous encourager. 

Personne ne peut s'en sortir, dans la vie, sans un ami, un frère, une compagne, qui lui murmure de temps en temps : “tu vas très bien t'en sortir. Ça va bien se passer”. 

On a besoin de quelqu'un pour nous insuffler un peu d'optimisme, de temps à autre. C'est aussi simple que ça.


Je me souviens de ma mère qui, le matin, me disait “bon courage”. C'était une formule toute bête, toute simple, que vous utilisez tous, sans doute, bien souvent. Mais c'était toujours les mêmes mots, et je les comprenais dans toute leur force. Je trouvais du courage lorsque je les entendais, comme si la magie s'opérait véritablement.

Je ne sais pas qui tu es, toi qui me lis, en ce moment. Mais si tu as peur, de quoi que ce soit, si tu redoutes l'avenir, crois-moi : Ça va aller. Tu vas t'en sortir, merveilleusement

Au pire, il reste toujours le bouton magiquecliquer ici.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'image parle d'elle-même

35 % des Français interrogés par TNS Sofres  (en juin 2012) affirment avoir déjà posté plus de 100 photos en ligne. Un chiffre parmi d'autres, bien sûr, mais qui illustre assez bien notre époque : celle de la prééminence de l'image . La photographie avait déjà une place de choix dans les années 1980 ou 1990, c'est certain, mais elle est devenue une pièce maîtresse de la conversation .  L'image, élément de langage Comme le souligne très justement André Gunthert dans cet article  (que je vous recommande) : “ pour la première fois de son histoire, la photographie traditionnelle est devenue une pratique de niche au sein d'un univers plus vaste, structuré par les mobiles et les réseaux sociaux : l'image communicante ”. Et de rappeler qu'en France, en 2011, il se vendait 4,6 millions d'appareils photographiques (deux fois plus qu'à la fin des années 1990) contre 12 millions de smartphones. Le mobile et les réseaux sociaux sont de fait les

Remplacer “Week-End” par un mot français

T ous les lundis, on trouve des gens pour se plaindre . Et tous les vendredis, des gens pour se réjouir. C'est devenu habituel, commun, systématique. Des sites ont même été créés dans cet esprit.  http://estcequecestbientotleweekend.fr par exemple. Bien entendu, il y a des exceptions . Il y a des gens qui ne travaillent pas, ou des gens qui travaillent à temps partiel, voire des gens qui travaillent uniquement le week-end. Cela étant, on retrouve quand même ce rythme, éternel.  Ce qui est assez fou, quand on y pense, c'est que depuis le temps, personne n'a été capable en France de trouver un nom pour désigner le week-end . On utilise ce terme 150 fois par an, dans nos conversations, sans chercher à le remplacer par une expression made in France .  Bientôt le SamDim “Fin de semaine”, la traduction littérale de “week-end” désigne finalement le jeudi et le vendredi, dans le langage courant. Il faut donc trouver autre chose :  Je propose Samdim

Réinventer : un impératif publicitaire

Pour exister aujourd'hui, une marque doit savoir se démarquer. Au-délà du jeu de mots, excellent par ailleurs, il y a une réalité pratique à laquelle il n'est plus possible d'échapper. Dans la foule de produits et de marques qui préexistent sur un marché, il faut savoir se distinguer pour pouvoir émerger et s'imposer durablement. Les agences de communication ont mesuré l'importance de ce postulat, et ont créé en conséquence leur propre modèle de distinction. Je vous propose de faire le point sur ces différents modèles, afin d'y voir un peu plus clair. Le modèle de disruption Commençons par la disruption . Ce mot peut faire peur de prime abord. Il irait très bien dans la chanson des Inconnus Vice et Versa . Mais ce modèle est très simple en vérité. Il a été inventé par Jean-Marie Dru et ses équipes de l'agence BDDP en 1991. La disruption consiste à sortir des sentiers battus, à créer un nouveau paradigme en inventant une nouvelle vision. Autrement dit, il