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Et si l'on échangeait plus souvent des poèmes ?

Comme certains le savent,  je consacre chaque lundi, sur ce blog, un billet à la poésie. Je me suis fixé cette règle en 2013, car je pense qu'il n'y a pas de meilleur contenu à partager. La plupart des poèmes sont courts, ils se livrent pleinement, éveillent quelque chose dans l'esprit du lecteur. La magie s'opère lorsqu'ils y trouvent un écho singulier.

#lundipoésie

Paradoxalement, peut-être, les poèmes sont les contenus les moins partagés en ligne. On en voit peu passer. Des citations, oui, bien sûr, mais rarement des poésies in extenso. Comme s'il y avait une pudeur étrange qui venait contrarier ce dessein.

Les internautes préfèrent relayer une information déjà amplement partagée par tant d'autres (en s'extasiant par exemple devant la fusion de deux grands groupes de communication), plutôt que de transmettre à leurs contacts ce poème, appris par cœur, lorsqu'ils étaient écoliers, et qui contribuerait bien plus à changer le monde, pourtant.

Poésie 2.0

En vérité, les deux options ne sont pas contradictoires. On peut très bien commenter l'actualité et de temps en temps se livrer un peu plus. Partager un contenu un peu plus fort, un peu plus profond, qu'à l'accoutumée.

Je vous y invite tous. Et si vous manquez d'inspiration, venez donc picorer ici : oui, juste ici.

En attendant, je vous laisse sur la chanson d'un poète, mort le 10 janvier 2010 à Paris, à 46 ans. Et qui vous fera peut-être pleurer.




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