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Le changement, dès maintenant

J’ai 25 ans, et j’aime bien François Hollande. Je pense voter pour lui dès le premier tour de l’élection présidentielle.

Je ne suis pas militant socialiste. Simplement, j’aime la politique, j’aime les débats démocratiques, et j’ai suivi la campagne de près depuis les premiers jours.

Avant toute considération, je trouve que François Hollande correspond à l’idée que je me fais d’un Président de la République. Il incarne à mon sens mieux que personne le rassemblement, et c’est la condition essentielle pour être chef d’État.


L'ambition d'être utile

Dès les primaires citoyennes, pour autant que je m’en souvienne, il était dans cette démarche de rassemblement. Il ne jouait pas contre les uns ou les autres. Il ne disait rien de méprisant, de violent, il ne faisait pas d’attaques ad hominem. Bien entendu, sa position de leader lui facilitait la tâche. Mais il n’a pas toujours eu cette position. Il part de loin, comme on dit.

J’apprécie d’ailleurs cette constance et cette endurance. Quand on sait à quel point DSK dominait les sondages, il y a quelques mois encore, il fallait de la volonté, de la part d'un candidat normal, pour se lancer dans la campagne, pour y croire. Là encore, c’est tout à son honneur je trouve.
Qu’un homme politique de cet acabit, diplômé de Sciences-Po, l’ENA et HEC, dise avoir avant tout “l’ambition d’être utile” (ambition transmise par sa mère), je trouve ça à la fois admirable et rassurant.
D’autant qu’on n’est pas seulement dans l’incantation. Il y a des éléments probants, qui me convainquent de cette volonté de rassemblement. 





Le contrat de générations, idée phare défendue de longue date dans cette campagne par François Hollande, est une proposition que je trouve ambitieuse, mais justement centrale à cet égard. Cette mesure est forte, à mon avis, et permet de construire une société plus unifiée.

De la jeunesse

Je suis jeune il est vrai
, mais en dépit de cela, je trouve pertinent d’avoir misé dès le départ sur la jeunesse, comme enjeu de l’élection de 2012.

La politique doit savoir parler à la jeunesse, qui se tourne encore souvent vers le Front national, le parti qui fait pourtant le moins rêver.  C’est quand on est jeune, plus que jamais peut-être, que l’on peut imaginer de nouveaux chemins, de nouvelles voies, que l’on peut réinventer l’avenir, espérer des changements. 

La politique doit savoir parler de la jeunesse, aussi, c’est-à-dire des problèmes auxquels elle est confrontée en France (logement, chômage, notamment), mais aussi et surtout de la façon dont l’avenir se dessine.

Pour conclure
Enfin, je n’oublie pas Kadhafi, Bachar el Assad invité d’honneur le 14 juillet, l’affaire Bettencourt. Je n’oublie pas le bouclier fiscal, la promesse de Zéro SDF en 5 ans. Je n’oublie pas le Karcher, les moutons égorgés dans la baignoire…

Aussi, dès le premier tour, je pense voter François Hollande.

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