Accéder au contenu principal

L'emprise de l'inspiration

Ce qui caractérise en partie Internet, c'est le fait que chacun peut puiser dans ce que créent, partagent et diffusent les autres une nouvelle inspiration ; au sens propre, comme dans tous les sens. À l'essence même de cet immense réseau qui détermine en ce moment l'évolution des relations humaines, il y a cette particularité fondamentale, ce principe élémentaire : désormais, tout ce qui existe pourra être instantanément échangé entre plusieurs personnes - d'une façon ou d'une autre.

S'inspirer

Découvrir, apprécier, partager. Une logique qui est actuellement suivie sur bon nombre de plates-formes communautaires ; un processus qui donne à Twitter toute sa pertinence, également. En quelques secondes, une information, quelle qu'elle soit, peut-être échangée, commentée, ou, le cas échéant, démentie. Tout contenu divulgué est susceptible d'engendrer une réaction.
D'où l'importance du Fair Use aux États-Unis, ce principe qui autorise quiconque à contourner le droit d'auteur pour citer un extrait de l'œuvre qu'il désire. Principe au cœur des enjeux relatifs à l'avenir d'Internet. 
Et si c'était avant tout ça, en fin de compte, Internet ? Le lieu de l'inspiration collective. Avant de parler de crowdsourcing ou de co-création, on peut déjà affirmer que les nouvelles technologies facilitent grandement le partage de connaissances, et la co-inspiration

Sans plagier

L'idée n'est bien sûr pas de copier pour autant, de reproduire sans citer l'auteur, sans mentionner la source : cela reste une pratique à bannir. Mais de chercher dans tous ces contenus partagés les ingrédients pour créer de nouveau, réinventer. 
En parlant de plagiat, j'ai récemment découvert un article sur Owni qui reprenait le travail du designer Viktor Hertz sur le logo des marques (les logos inversés). Une idée simple qui amène à réfléchir sur l'identité visuelle, et sur cette question de l'inspiration réciproque : 


Commentaires

Anonyme a dit…
Bonjour, j'ai trouvé votre article très intéressant. Il a suscité en moi un très fort intérêt qui m'a mené à m'inspirer de votre billet pour approfondir cette réflexion sur "l'inspiration".
Enfin voilà, je vous fais part du fruit de ma création. N'est ce pas là, un des concept d'enrichissement de l'écrit sur internet: le commentaire?!

le lien: http://bit.ly/pr3DGs

Cordialement,

FLsaga

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

D ésormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message . Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable. L'autre a lu mon message Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée,

Ne pas cesser d'écrire

N e pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent.  J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi. Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliq