Accéder au contenu principal

Pourquoi rejoindre Twitter

Twitter, je ne sais plus très bien comment ni pourquoi je m'y suis mis. Je sais que ça m'a pris un certain temps, avant de me faire à l'outil, avant de comprendre son intérêt. Ça fait quelques années que j'y suis, que j'y passe du temps, que j'explore ses différentes facettes. Quelques années que je suis des personnes sur Twitter.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. 

Envol

Et c'est de loin l'outil, ou le réseau, qui me semble le plus moderne, le plus prometteur, le plus intéressant. En dépit de cette évidence, je sais que pour une grande majorité de personnes - parmi ma famille, mes amis, mes proches, mes collègues, mes compatriotes -, ce site de micro-blogging n'inspire pas grand chose (seuls 7 % des internautes français sont inscrits sur Twitter, selon l'Ifop).

Aussi, en commençant ce post, je suis contraint de me poser la question : qu'est-ce qui m'a pris, un beau jour, de créer un compte sur cette plate-forme ? Qu'est-ce qui a été déterminant pour moi ? Quelle a été la goutte d'eau ?


Je pense que c'est ce que j'en avais lu dans la presse. Car déjà, la presse en parlait. Désormais, les médias accordent une place considérable à cet outil. L'affaire DSK l'illustre bien. Les journalistes ont les yeux rivés sur le site de micro-blogging, et pour une raison simple : Twitter est une source inépuisable d'information. D'informations fraîches, qui plus est. D'ailleurs, ce n'est pas une source mais le point de confluence de très nombreuses sources
En effet, en suivant une personne, vous vous abonnez à son fil Twitter. C'est comme un fil AFP, personnalisé. Et non, cet individu, a priori, ne vous racontera pas qu'il a mangé une pomme. Il partagera avec vous une information qu'il juge pertinente, en intégrant à son tweet de 140 caractère un lien, vers une source plus abondante.

Toute information apparait d'abord ou très vite sur Twitter. Pour se propager ensuite, et éventuellement, dans ce que l'on appelle déjà les médias traditionnels. Entendez : les vieux médias
Ô, temps ! Suspends ton vol !

Sur Twitter, le temps n'est pas celui que vous connaissez. Vous découvrez assez vite ce que signifie l'instantanéité. Jusque là, vous maitrisiez encore assez mal ce concept. La nanoseconde devient votre échelle de temps. Tout se déroule immédiatement. Tout se passe en temps réel, comme on dit. Un temps que vous ne connaissiez pas véritablement jusqu'alors, sur le Web ; et de fait, un e-mail est bien plus lent qu'un tweet. 

Mais l'intérêt de Twitter ne réside pas seulement dans cette particularité. Je connais parmi mes amis de nombreuses personnes qui se portent très bien, sans avoir besoin d'être au courant des toutes dernières actualités. Pour vivre, il n'est a priori pas nécessaire d'être le premier informé.
Si je cherchais à convaincre certains de mes lecteurs de se mettre à Twitter, ou au moins d'essayer (et d'essayer vraiment, je veux dire : plus qu'une demi-journée), il ne faudrait pas que je me limite à cet aspect. D'autant qu'il y a d'autres intérêts, réels. 


Entrez, c'est ouvert !

Twitter, contrairement à Facebook, est un vrai réseau social. On ne décide pas pour vous des contenus les plus pertinents, qui s'affichent sur votre Time Line. Non. C'est vous qui choisissez de suivre les personnes qui postent des contenus intéressants. À tout moment, vous pouvez arrêter. Et ce qui est mieux : vous êtes libre de suivre qui vous voulez. 
La consigne est simple : suivez vos passions. 


En fonction de vos intérêts, vous allez découvrir au fur et à mesure des personnes qui tweetent régulièrement des liens que vous jugez pertinents. Vous pouvez retweeter ces messages, ce qui vous permet de les divulguer à votre tour à vos propres followers. 

Join the conversation

Pendant les premiers temps, c'est normal, on peine à s'y retrouver. C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Twitter est, à ce sens, un vrai outil : il faut un certain temps, et plusieurs étapes, avant de savoir s'en servir. Mais je ne connais personne qui a quitté cette plate-forme, par dépit par exemple, une fois ces étapes passées. On devient vite addicted
Selon @naro (que je vous recommande de suivre), il faut passer la barre des 150 followers pour que ça devienne proprement intéressant. Ce qui est vrai, c'est que Twitter permet, dès lors que l'on compte quelques followers, une réelle interaction. Cette plate-forme offre de réels espaces de conversation. Vous pouvez entrer en relation avec de parfaits inconnus, et échanger sur un sujet, très simplement. Et vous pouvez même le faire de façon privée, si vous vous suivez mutuellement.

Un dernier mot : n'ayez pas peur ! Très vite, vous comprendrez les usages, vous saurez ce que signifie un hashtag, une time line, un #FF. Il ne s'agit pas de sortir de son œuf, puis de faire le grand saut en s'envolant du nid. Non. Il s'agit simplement de rejoindre un fil, où sont déjà installés de très nombreux oiseaux, et de gazouiller gaiement avec eux.

Commentaires

  1. "Il faut être absolument moderne" n'est-ce pas ? Rejoindre le fil plutôt que rester seul sur une branche.
    Mais alors je m'interroge : quelle place pour le solitaire dans cette modernité ?

    RépondreSupprimer
  2. @Gaëlle -> ben... déjà, si vous êtes "le solitaire", vous ne l'êtes déjà plus (par ce commentaire). Et si ce n'est pas vous, laisse-le seul dans son coin :-D

    RépondreSupprimer
  3. Julien P. @ultrabios2 juin 2011 à 15:34

    Merci pour ce décryptage intéressant, cependant tu n'evoques pas vraiment l'aspect élitiste de twitter fréquenté me semble t-il par les gens féru d' information c'est vrai mais qui sont-ils ? Des technophiles, développeurs, geeks, communiquant, pubards. Hormis les peoples et leurs fans - il faudrait voir les chiffres - mais twitter me semble être une Communoté avec une certaine éducation et élitiste , et comme tu le disais c'est pas l'utilisateur Facebook.

    RépondreSupprimer
  4. Pour le moment, en France du moins, c'est évident. L'utilisateur type de Twitter n'est pas monsieur Toutlemonde. Mais les choses peuvent évoluer. Et je souhaitais parler de l'outil avant tout, de ce qu'il offre, de sa portée.
    Merci pour ce commentaire en tout cas !

    RépondreSupprimer
  5. Je voudrais savoir, pour une personne lambda, qui va de temps en temps sur Facebook mais surtout aime s'informer sur l'actu, en quoi twitter est important ??? Si vous n'avez pas une connection internet à chaque moment de la journée, à quoi ce la peu servir ????

    RépondreSupprimer
  6. Peut-être que vous trouverez des éléments de réponse dans cet autre billet : http://basilesegalen.blogspot.com/2011/10/twitter-retour-aux-sources.html

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

L'image parle d'elle-même

35 % des Français interrogés par TNS Sofres  (en juin 2012) affirment avoir déjà posté plus de 100 photos en ligne. Un chiffre parmi d'autres, bien sûr, mais qui illustre assez bien notre époque : celle de la prééminence de l'image . La photographie avait déjà une place de choix dans les années 1980 ou 1990, c'est certain, mais elle est devenue une pièce maîtresse de la conversation .  L'image, élément de langage Comme le souligne très justement André Gunthert dans cet article  (que je vous recommande) : “ pour la première fois de son histoire, la photographie traditionnelle est devenue une pratique de niche au sein d'un univers plus vaste, structuré par les mobiles et les réseaux sociaux : l'image communicante ”. Et de rappeler qu'en France, en 2011, il se vendait 4,6 millions d'appareils photographiques (deux fois plus qu'à la fin des années 1990) contre 12 millions de smartphones. Le mobile et les réseaux sociaux sont de fait les

Remplacer “Week-End” par un mot français

T ous les lundis, on trouve des gens pour se plaindre . Et tous les vendredis, des gens pour se réjouir. C'est devenu habituel, commun, systématique. Des sites ont même été créés dans cet esprit.  http://estcequecestbientotleweekend.fr par exemple. Bien entendu, il y a des exceptions . Il y a des gens qui ne travaillent pas, ou des gens qui travaillent à temps partiel, voire des gens qui travaillent uniquement le week-end. Cela étant, on retrouve quand même ce rythme, éternel.  Ce qui est assez fou, quand on y pense, c'est que depuis le temps, personne n'a été capable en France de trouver un nom pour désigner le week-end . On utilise ce terme 150 fois par an, dans nos conversations, sans chercher à le remplacer par une expression made in France .  Bientôt le SamDim “Fin de semaine”, la traduction littérale de “week-end” désigne finalement le jeudi et le vendredi, dans le langage courant. Il faut donc trouver autre chose :  Je propose Samdim

Chacun sa chimère

“ S ous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés. Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère , aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain. Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi. Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin d