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Un samedi matin sur la terre

Je suis sur ma “terrasse”, devant la petite maison, à côté de mes plantes et de mon olivier. Un verre de jus d'orange posé sur cette table, très stylée, offerte par mes parents pour mon anniversaire. J'écoute Surf Rider. Par sens des responsabilités, et pour entretenir mon narcissisme, aussi, je me mets une nouvelle fois à poster un article sur ce blog. Il faut dire aussi que Julie n'est pas là ce week-end. Elle est à Vienne. Je peux donc sans problème perdre mon temps à écrire que je peux sans problème perdre mon temps. 

L'été parisien suit son cours. Tranquillement. Le gouvernement de mon pays s'amuse à jouer avec le feu, en assumant le pire, en s'appropriant les idées les plus nauséabondes du Front national, par peur de se voir siphonner dans les années à venir.  Le problème, c'est qu'en agissant de la sorte, en tenant de tels discours, ces ministres de pacotille font progresser les thèses les plus abjectes, et, pis encore, les légitiment aux yeux de l'opinion. Lorsque Frédéric Lefebvre en rajoute, en expliquant que les étrangers sont un problème majeur en France, et en proclamant des chiffres absurdes, pour faire une équation entre étranger et délinquant, je me dis que Marine LePen a de beaux jours devant elle. Son discours de toujours est aujourd'hui déclamé sans honte par le porte-parole du parti au gouvernement. 

Le sondage Ifop du Figaro apporte un peu plus de légitimité à ces propositions poujadistes. Et sans l'article d'Owni - un site que je recommande à tout le monde, d'ailleurs - qui rappelle les conditions dans lesquelles s'est déroulée cette étude, et nuance ses conclusions, je me serais sans doute totalement résigné à penser, de nouveau, que la majorité de la population est décidément décevante. 

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