Accéder au contenu principal

So refreshing : l'alcool et la publicité

Pour cette période de fêtes de fin d'année, où l'alcool coule à flots, pourquoi ne pas faire un point sur les campagnes publicitaires qui concernent justement les boissons alcoolisées ? C'est en effet un sujet qui tombe à point pour “rafraîchir” ce blog, et c'est un sujet qui m'a intéressé ce semestre.

En effet, j'ai découvert à quel point il était difficile de communiquer en la matière. Les publicités pour l'alcool sont loin d'être les plus évidentes. Les restrictions sont nombreuses. Depuis la loi Evin (10 janvier 1991), le principe qui régit la publicité pour les boissons alcoolisées est le suivant : tout ce qui n'est pas expressément autorisé par la loi est purement et simplement prohibé.

Qu'autorise la loi ?

La loi autorise la publicité pour l'alcool dans la presse écrite et à la radio (selon certaines conditions visant à protéger la jeunesse), ainsi que les campagnes d'affichage. La publicité dans les foires traditionnelles est également autorisée, de même que les brochures, et différents supports tels que les tables ou les dessous de verre. 
Les publicités à la télévision ou au cinéma sont en revanche strictement interdites.

En outre, la loi limite le contenu des publicités qui concernent l'alcool. Il n'est pas possible de dire ce que l'on veut ni comme on le veut pour vendre une boisson alcoolisée. On ne peut mentionner que l'indication du degré volumique d'alcool, l'origine, la dénomination, la composition, les moyens de production, les modes de consommation, le nom et l'adresse du fabricant. Le message publicitaire ne peut aller au-delà de ces indications strictes. 

Vous ne pouvez pas mettre une jeune femme dénudée au cœur des vignes pour vendre votre bouteille de Beaujolais nouveau.

À la recherche de la créativité

Autrement dit, il est difficile d'être créatif lorsque l'on travaille dans une agence mandatée par un annonceur tel que Heineken. Cela étant, ce sont justement les campagnes pour boissons alcoolisées qui sont bien souvent les plus originales, les agences redoublant en effet d'efforts pour inventer de nouvelles façons d'imposer le message publicitaire, malgré le cadre strict de la loi. Ce n'est pas étonnant si les publicités liées à l'alcool se retrouvent souvent dans les meilleures campagnes publicitaires.

Voici quelques exemples qui illustrent l'inventivité créative des agences, et qui montrent à quel point tout est dans la suggestion :



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Puisqu'il faut vivre avec

J e ne sais même pas par où il faudrait commencer. Ce n'est finalement pas simple d'écrire face à une situation inédite, imprévisible, surprenante, historique. J'ai plutôt l'habitude de décrire ici de petits aspects du quotidien, de partager des réflexions personnelles, sans grande prétention. Soudain, le monde s'écroule. Tenir un blog en pleine crise sanitaire mondiale apparaît quelque peu illusoire.  J'écrivais pourtant, sur ce même blog, il y a plusieurs années maintenant, ce sentiment de vivre depuis ma naissance le temps des crises perpétuelles . J'entendais parler depuis toujours - du moins était-ce mon sentiment - de crise. Crise de l'éducation nationale, crise du travail, crise identitaire, crise de l'hôpital, crise écologique bien sûr, crise migratoire, crise économique, j'en passe et des meilleurs. La crise était devenue la norme. Et c'est de nouveau le cas, il me semble. Nous vivons l'époque d'une crise continue.

Parler vrai

Q uelques semaines après avoir commencé la vie active, lorsque j'avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans, une grande campagne de communication a été lancée dans la banque où je travaillais comme Social Media manager.  Des affiches, des spots TV, des publicités online, des dispositifs innovants… l'artillerie lourde avait été sortie pour mettre en avant une formule qui devait marquer les esprits et convaincre, dans un contexte de défiance vis-à-vis des institutions financières.  Cela se résumait à deux mots : Parlons Vrai . Cette formule m'est revenue à l'esprit récemment.  Bien sûr, beaucoup de choses ont changé depuis. La crise de 2008 est loin derrière nous, la communication n'est plus le cœur de mon activité professionnelle, j'ai quitté la banque en question et, plus généralement, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai pourtant repensé à ces deux mots, mis l'un à côté de l'autre : "Parler vrai". Il arrive, si souvent