Accéder au contenu principal

La simplicité en publicité

Une bonne idée est souvent une idée simple. C'est un principe de communication avec lequel on s'accorde facilement. Il est cependant important de le garder à l'esprit.

« La simplicité est la sophistication suprême » disait Léonard de Vinci. Et de fait, il arrive souvent qu'un message simple soit le fruit d'une construction laborieuse. C'est incontestablement le cas en publicité. Les concepteurs-rédacteurs savent à quel point il peut être difficile de parvenir à un résultat qui combine efficacité, synthèse et pertinence. Les publicités les plus simples sont la plupart du temps les plus abouties. 

L'ouvrage de Jacques Lendrevie et Arnaud de Baynast sur la communication 360 évoque brièvement mais je pense pertinemment cette question de la simplicité en publicité. Une citation du fondateur de l'agence BETC Euro RSCG, Rémi Babinet, ouvre la réflexion : « il faut faire simple, mettre du vide ». Les auteurs poursuivent : « Tenter l'épure. Simplifier. La simplification, c'est d'ailleurs souvent la première tache des créatifs, confrontés à la complexité des briefs qui leur sont proposés. Une bonne idée créative s'impose dans son évidence. On ne peut rien lui retirer, on ne doit rien lui ajouter ».

Je pense que c'est ce qui me plaît particulièrement chez Apple. Dans le design des produits, dans la façon de les présenter, dans l'image-même qui est celle du groupe, tout est simple. Et c'est parce que c'est simple que c'est imparable. Le succès de l'iPod en est la démonstration.

Les auteurs précédemment cités donnent quelques exemples «particulièrement probants »  (pour reprendre leurs propres termes) d'affiches dont la simplicité est éclatante. Ils expliquent en effet qu'en matière de simplicité, « l'affiche est (…) le meilleur des exercices, car ce média exige concision et immédiateté ».
Voici deux affiches de Petit Bateau. What do you think ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

D ésormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message . Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable. L'autre a lu mon message Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée,

Ne pas cesser d'écrire

N e pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent.  J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi. Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliq