Accéder au contenu principal

Du nœud au dénouement

Ces moments de la vie où tout se croise, s'entremêle. On finit par ne plus y voir très clair, dans ces nœuds nombreux - qu'on craint de renforcer lorsque l'on tire le moindre fil. Certaines personnes sont douées pour séquencer, débroussailler, organiser ; d'autres sont contraintes de faire avec leur vrac existentiel. Tout le monde ne sait pas ranger sa chambre de façon équivalente. 

Le vrac, en soi, n'est pas un problème, d'ailleurs. Du moment qu'on ne se contente pas de le subir.
De même, j'ai toujours été assez convaincu par l'idée qu'il fallait s'aventurer, sortir des sentiers battus, tenter de traverser les fougères pour explorer plus loin. Sortir de sa zone de confort. Les chemins qui ne mènent nulle part sont d'une certaine façon toujours bons à prendre. Mais il faut a minima savoir sur quelle voie on se trouve, et avoir une idée de la direction, quand même. 

Nulle part, c'est déjà une direction.

j'aime cette illustration (comme l'autre, elle est signée Natalya Lobanova
et contient - c'est certain - une vérité du monde moderne.

Il y a des mots qui sont vraiment bien trouvés, en français. "Dénouement" en fait partie. Quand enfin tout se dénoue, quand on retrouve le fil. Et qu'on peut recommencer autre chose, avec le sentiment d'une liberté retrouvée (cela me rappelle cette phrase d'Amin Maalouf que j'aime beaucoup : "le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne").

Car ne l'oublions pas : des nœuds, proviennent aussi les plus beaux motifs des plus précieux tapis, des plus beaux ouvrages, dès lors qu'ils forment un tout cohérent, et qu'on est capable de prendre suffisamment de recul, pour admirer l'ensemble de la création.

Commentaires

  1. Je me sens comme un bateau dans la tempête

    Les vagues de l'Océan me submergent

    Je suis un bateau, d'accord.........

    Mais je ne veux pas, je ne peux pas être ivre........

    Sinon, je chavire

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…