Les Wearables, objets magiques ?

C'est l'une des grandes tendances, pour les cadeaux de Noël. Il suffit de voir les pubs dans le métro. Les "wearables" semblent en passe de conquérir durablement le marché français. On parlait déjà des objets connectés, qui ont avec le Big Data un avenir indéniable, puisque le BCG estime que cela représentera 8 % du PIB européen en 2020. Voici maintenant les objets connectés embarqués.

Ce sont les premiers sur lesquels se ruent les consommateurs en ce moment. Smartwatch, bracelet connecté, mesureur de pouls, Fitbit et autres merveilles semblent se vendre comme des petits pains. Selon une étude du cabinet IDC, les ventes mondiales d'objets connectés à porter sur soi devraient atteindre 19 millions d'unités en 2014 (trois fois plus qu'en 2013), et frôler les 112 millions en 2018. Toutes les études concordent.

Nous vibrons, au sens propre. De partout.

Il ne suffit plus d'être correctement habillé, coiffé, maquillé, ou équipé, il faudra bientôt être correctement augmenté. Si tu n'as une Smart Rolex à 50 ans, tu auras raté ta vie. Il semble que nous soyons, en tant que consommateurs, attirés par ces nouveaux produits-là. 

Nous vibrons, mais non plus au sens figuré, comme autrefois, traversés par des passions soudaines, profondes, véritables ; nous vibrons au sens propre, de partout. Du poignet, de la poche, des chaussures. Nous vibrons en fonction des messages que nous recevons, des amis qui nous joignent, des "exploits" que nous accomplissons (comme par exemple courir 12 km par semaine, sans savoir très bien pourquoi). 


Il manque à mon avis des "wearables poétiques". Des objets connectés qui ne me diraient rien du nombre de pas que je fais chaque jour, du nombre d'étages que je grimpe, du nombre de calories que je brûle. De toutes façons, ces informations ne m'intéressent pas. Je ne cherche pas à perdre du poids, je vais à la piscine deux fois par semaine depuis quatre mois, et je mange à ma faim. Je préférerais que ces appareils futuristes m'apportent de la fantaisie, du songe, de l'émerveillement. 

Wearable poétique

J'en ai un peu marre de ces "smart" phones, "smart" watches, "smart" glasses. L'intelligence ne fait pas tout, dans ce monde. Les mathématiques, les calculs, les mesures, les données, les statistiques, finissent par nous user tous. 

Je voudrais un bracelet connecté qui me dise combien de personnes ont pensé à moi aujourd'hui, et qu'importe si c'est faux, s'il n'y a aucun moyen de le savoir. Je voudrais un objet vraiment magique qui me fascine, qui me trouble, qui me charme. Un objet qui me dirait quel temps il fait derrière les nuages, qui me trouverait un alter ego lointain, qui me dessinerait un idéal.

Oui, c'est ça que j'aimerais avoir, pour Noël.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

La foule familière de passants inconnus

Du nœud au dénouement