Accéder au contenu principal

The best is yet to come

C'est un sentiment qui m'accompagne depuis toujours. La certitude que le meilleur est pour demain, que ce qui nous attend a toutes les raisons de nous réjouir. Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel ne leur tombât sur la tête ; je crois, moi, que nous irons jusqu'à lui. Que nous décrocherons la lune, que nous découvrirons de nouvelles galaxies, que nous déplacerons des montagnes. 

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir”. Jean Jaurès

Un optimisme solide, depuis mon plus jeune âge donc, qui me donne envie de voir de quoi demain sera fait. Je n'ai pas peur de ce qui vient, de ce qui s'annonce. Je n'ai pas l'impression que tout s'écroule, que le déclin est imminent. Je ne vis pas l'existence comme une chute, mais toujours positivement, comme une histoire qui s'écrit, un édifice qui se construit.

Des lendemains qui chantent

À l'échelle individuelle ou collective, je suis convaincu - allez savoir pourquoi - que nous pouvons être sereins. Ça ne s'explique pas plus que le sentiment inverse : un pessimisme généralisé, récurrent, une vision noire de notre époque ou de l'ère qui s'ouvre. Aucun n'est plus rationnel que l'autre.

Il n'est pas question d'avoir raison ou tort. Bien entendu, il ne s'agit pas de dépeindre le monde comme un lieu idéal, sans problème, sans impasse, sans cercle vicieux. Tout n'est pas rose : et heureusement. Cela laisse une marge de progression.


L'idée est simplement d'y croire. Avoir confiance en l'avenir. En faire une attitude, un combat, une philosophie.

Responsables de l'avenir

C'est là un point essentiel : il ne suffit pas d'attendre béatement que tout se déroule comme on l'espère. L'optimisme ne devient une sagesse qu'à partir du moment où il repose sur l'action : sur la volonté de changer les choses, de faire progresser le monde, à son niveau. 

“We are made wise not by the recollection of our past, but by the responsibility for our future”. George Bernard Shaw

Être persuadé que ce qui nous attend est mieux que ce que nous connaissons aujourd'hui est  quelque peu paradoxal, lorsqu'on ne croit pas à la vie après la mort. À l'échelle individuelle, à mon humble avis, tout s'achève bien un jour, et tout ce qui précède ce jour-là est nécessairement “mieux”, par conséquent.


Mais la responsabilité découle aussi de là : contribuer, lors de son passage sur la terre, à l'amélioration du monde. Parvenir, en vivant, à introduire du “mieux”, pour donner du sens à tout ça. Pour ne pas vivre vainement.

C'est le point positif de ce sentiment, d'ailleurs : l'optimisme est performatif. La confiance est contagieuse.

Du coup, je vous en conjure : souriez dans le métro, créez, inventez, partagez, voyagez, motivez-vous, continuez de faire du bien autour de vous, embrassez-vous, câlinez-vous, soutenez-vous, consolez-vous. Il en restera toujours quelque chose. Et demain sera mieux qu'aujourd'hui.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…