Accéder au contenu principal

Les 3 ou 4 infos importantes du moment


Quand je pense qu'auparavant, les gens se levaient le matin sans regarder leur téléphone portable - appareil qui n'existait pas encore -, sans savoir ce que leurs amis avaient posté sur Facebook ou Twitter, sans se connecter au monde autrement que par la radio ou le journal du matin, dans le meilleur des cas. Les choses ont bien changé.

Ce qui est intéressant, aujourd'hui, c'est que tout le monde peut devenir son propre directeur de rédaction. Parcourir l'ensemble des contenus publiés sur LinkedIn, Pinterest, Youtube, Facebook ou Twitter, et chercher à hiérarchiser ces éléments en fonction de leur degré d'intérêt. Se faire sa propre revue de presse, en quelque sorte.

L'objectif : distinguer rapidement les 3 ou 4 infos croustillantes du moment présent.

Sur Twitter, c'est un exercice que je fais régulièrement. Au-delà des fameux “trending topics”, je repère comme tout le monde certains sujets qui reviennent dans ma time line, j'en partage certains au passage ; mais surtout je prends conscience des sujets du moment.

“Sujet” est le mot adéquat, d'ailleurs. Il s'agit de sujets de conversation. Ce qui est intéressant, je trouve, c'est la différence que l'on constate vite entre les sujets qui sont abordés par les internautes, et ceux qui sont échangés à la cantine entre collègues, par exemple.

cliquez sur l'image pour l'agrandir

De même, il y a un jeu instructif, à faire chez soi, le soir : regarder la façon dont les Journaux télévisés organisent, eux, l'information, en comparaison de ce que l'on a vu sur les espaces communautaires toute la journée. Maintenant, quand je regarde les JT, je mesure à quel point toutes les infos présentées ont déjà été publiées sur les réseaux sociaux six ou sept heures plus tôt, et à quel point certains sujets totalement secondaires sont mis en avant par les chaînes de télévision.

Un jour, sans doute, ce seront les internautes qui - par leurs partages - décideront des titres qui feront l'ouverture du 20h. Pour le meilleur et pour le pire…


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Ne pas cesser d'écrire

Ne pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent. 
J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi.
Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliquer la panne. Man…