Les temps sont durs, soyons confiants

Nous vivons le temps de la crise perpétuelle. J'écrivais cela sur mon blog il y a plus d'un an. Apparemment, c'est toujours vrai. La crise, encore et toujours. L'agitation, le scandale, l'opprobre, la colère, la défiance… Une époque formidable, en somme.

Une époque qui semble avoir besoin d'un justicier : un Batman réinventé, en quelque sorte.

J'étais hier soir au théâtre pour voir La Chute d'Albert Camus. C'était dans une petite pièce sombre, dans le XIXe arrondissement de Paris. J'étais au premier rang, face à l'acteur. J'écoutais chaque mot avec une attention particulière.

Le jugement dernier

Certains passages de ce monologue faisaient écho à l'actualité du moment : “tous cancres, tous punis, crachons-nous dessus, et hop ! au mal-confort ! C'est à qui crachera le premier, voilà tout. Je vais vous dire un grand secret, mon cher. N'attendez pas le jugement dernier. Il a lieu tous les jours !”. 


Ce “secret”, étrangement, a réveillé quelque chose dans mon esprit.

Ça m'a rappelé la formule de François Hollande, au Bourget : “Je vais vous confier mon secret, ce secret que j'ai gardé depuis longtemps, et que vous avez sans doute découvert : j'aime les gens, quand d'autres sont fascinés par l'argent”. 

In progress

Là aussi, cette formule trouve une résonance nouvelle avec l'actualité de ces derniers jours.

Je ne sais pas si nous avons besoin d'un super-héros, ou même d'un homme providentiel. Je pense que nous ne prenons pas véritablement conscience que les choses changent, mine de rien. Le temps de la crise perpétuelle ne permet pas de mesurer ce qui se passe, concrètement, dans l'esprit des gens.

Peut-être que c'est mon optimisme qui parle, mais je demeure confiant




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