Lire ce que j'écrirai un jour

J'avais 23 ans quand j'ai lancé ce blog, et commencé à rédiger des billets sur Internet. J'ai soufflé 29 bougies hier soir. Pour celles et ceux qui tiennent un journal intime, cela n'a rien de surprenant. Pour moi, c'est étrange de me dire que six années sont passées, entre ces deux dates ; et qu'il y avait ainsi une constante dans les différentes époques de ma vie récente.

J'ai changé d'humeur 2523 fois sans doute, dans cette période. J'ai été plus ou moins serein, plus ou moins optimiste, plus ou moins bien portant, plus ou moins motivé, plus ou moins heureux. Mais toujours, j'avais ce blog, cet outil d'expression à portée de main, pour me permettre d'écrire quelques mots et de les laisser vivre en ligne, sur la Toile.

Si j'avais commencé ce blog à 5 ou 6 ans (admettons), je pourrais relire mon état d'esprit d'enfant, mes idées de collégien, mes interrogations d'adolescent. Bien entendu, toute ma vie n'est pas accessible en ligne, et la part de l'intime reste grande. 
Mais écrire, cela laisse toujours une trace. Par définition. Et l'ensemble des signes accumulés, avec le temps, finit par donner un sentiment étrange.

J'aimerais lire aussi mes billets futurs, dès aujourd'hui. Découvrir ce que le Basile de 33, de 42 ans ou de 67 ans racontera. J'espère qu'il écrira toujours - qu'il écrira mieux - et qu'il saura rendre fier le Basile que je suis aujourd'hui, par ses actions, par ses projets, par son état d'esprit. Et par ses idées d'enfant, qu'il n'aura pas tout à fait perdues.

Commentaires

  1. Joyeux anniversaire, 29 bougies ! :-)
    Quel beau chemin ;)
    Je vous souhaite une belle continuation et beaucoup de bonheurs à raconter ici.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

La foule familière de passants inconnus

Les vagues