Instants de vérité

Look. If you had… one shot… or one opportunity… to seize everything you ever wanted… in one moment. Would you capture it… or just let it split?…” Peut-être reconnaissez-vous ces mots. Ils ouvrent la chanson Lose Yourself d'Eminem, principal morceau de la bande originale du film 8 mile
Pour ce qui me concerne, je les reconnais immédiatement. Ils sont inscrits dans ma mémoire pour longtemps, j'imagine, puisqu'ils y sont entrés au meilleur moment : à cet âge où l'on intègre le mieux toute forme de connaissance.

Moments cruciaux

Je me souviens d'avoir songé à ces paroles juste avant de passer le bac, notamment. Il y a bientôt dix ans. Cela fait partie de ces moments existentiels où il ne faut pas se rater.
Il y en a eu pas mal d'autres, depuis. Des épreuves de concours au permis de conduire, en passant par les entretiens de recrutement, les exposés, les conférences, certaines réunions, certains rendez-vous…

J'aime me dire, en temps normal, que des personnes sont confrontées à ces moments chaque seconde, quelque part, dans le monde. De temps en temps, c'est mon tour, c'est vrai. Mais en pensant à tous ces autres aussi souvent que possible, je peux m'inscrire dans le long cortège d'hommes et de femmes un jour confrontés à ces instants de vérité.

Ça tient à peu de choses, la plupart du temps. On réussit plus ou moins bien. Quoiqu'il arrive, il faut se dire que les occasions ne manqueront pas, à l'avenir. De fait, ces moments-là reviennent toujours, d'une manière ou d'une autre, souvent sans qu'on s'y attende particulièrement.

Interstices

Certaines fois, c'est même à nous de saisir une opportunité, de ne pas laisser passer cet instant, cette chance, de s'engouffrer dans telle ou telle ouverture, avant que la porte ne se referme. Mais il arrive aussi que la meilleure option consiste à temporiser. Attendre que le fruit soit mûr, avant de songer à le cueillir.


Enfin, l'enjeu peut également être de prêter attention à des situations existantes. Comme on s'assure que la flamme qui consume l'allumette ne vient pas à s'éteindre, il faut parfois redoubler d'attention sur des choses simples, considérées comme acquises, mais qui ne le sont pas totalement.

Avec le recul, je me dis que j'aime bien ces prises de conscience, ou ces périodes de préparation, avant telle ou telle épreuve. Sur le moment, ça peut être pénible, mais c'est aussi ça qui sert ensuite de jalon tout au long d'une vie.

On s'en souvient, de fait, de ces moments-là.
On y repense avec le sourire, quelques semaines, quelques mois, ou quelques années plus tard.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Les vagues

À dire vrai