Mon héritage

Journée pluvieuse. Me voilà coincé chez moi, à écouter les gouttes sur le toit. Julie regarde une série, emmitouflée sous la couette. La  lumière est faible, on dirait qu'il fait nuit. J'ai passé un certain temps à errer sur Internet, comme d'habitude, puis je me suis décidé à écrire quelques lignes, pour raconter ce nouveau détail de vie.

Il est des gens qui se prennent en photo tous les jours, pour se voir évoluer. Je préfère écrire, pour ma part. D'une certaine façon, c'est un peu le même processus. Je peux revenir dans la Time Line de ce blog, afin de voir ce qui me passait dans la tête l'année dernière, ou l'année précédente. Comme un carnet de bord, un livre de voyage aux pages jaunies, abandonné au grenier dans une malle. 
Ce n'est pas à proprement parler ma vie, car celle-ci ne sera jamais en ligne, c'est simplement des fragments, des bribes et des débris. Des idées, des choses que je voulais transmettre, pour une raison ou pour une autre.

Je ne réécrirai pas ma vie Elle est devant moi sur la table
Elle est comme un cœur de chair arraché pantelant lamentable
Un macchabée aux carabins jeté pour la dissection
Pourquoi refaire au jour le jour le chemin des illusions
Filles des vents de la soif et des sables”.

Je veux que ce blog soit comme une boite à chaussures, ou une boite en métal, cabossée, rouillée dans les coins, dans laquelle je garderais mes souvenirs. Des tout, et des rien. De vieilles photos abimées, des lettres, des clés, des cartes postales, des pièces de monnaie, des mots griffonnés, des petits soldats, des figurines, des poèmes, des cours, des dessins.

Mon héritage.




Commentaires

  1. Ici aussi (au Québec) c'est pluvieux aujourd'hui.

    Ta page est comme un petit jet de lumière sur ce gris.

    Merci

    Jocelyne

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

La foule familière de passants inconnus

Du nœud au dénouement