Et je croyais y reconnaître du Rainer Maria Rilke

“Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours 
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit”

Quand je vous disais qu'Aragon est à lire et à relire, à apprendre par cœur…
Ces derniers jours, je me sens vivre. Mais j'erre encore. Je ne sais pas toujours très bien ce que je suis. J'ai l'impression d'avoir besoin de conseils. Besoin de parler avec de vieilles personnes, qui ont vécu. Je veux lire des histoires, découvrir de nouveaux mythes, apprendre des chansons. Je veux parcourir les événements passés. Penser à tous ceux qui m'ont précédé. Imaginer Paris en 1870, en 1848, en 1791, en 1572, en 436… Je veux me remettre à dessiner aussi, car je m'en veux de perdre cette habitude. 
Je veux lire Rainer Maria Rilke aussi, car je ne le connais pas bien, et qu'il a écrit de belle choses : 
“Au fond, et précisément pour l'essentiel, nous sommes indiciblement seuls. Pour se conseiller, pour s'aider l'un l'autre, il faut bien des rencontres et des aboutissements. Toute une constellation d'événements est nécessaire pour une seule réussite”.
Il ne me reste qu'à faire tout cela. Car au fond, c'est vrai, je suis libre. 

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