Accéder au contenu principal

Brunes & Blondes

Il pleuvait hier soir. Une pluie battante. Mais nous étions au sec, dans la cinémathèque de Paris, au cinquième étage. Pour voir l'exposition Brunes/Blondes. Des extraits de films, des photographies, des affiches, des courts métrages, des dessins, des textes. Mais surtout une atmosphère, donnant le sentiment de parcourir le cinéma, d'en connaître les coulisses : ce lieu où les coiffures se préparent, où l'image se transforme. La perruque, le voile, les bigoudis, les pinces, les barrettes… tous ces accessoires féminins. Et la coiffure elle-même, “accessoire majeur”, selon Roland Barthes : 
“La coiffure (…) est cela même par quoi l'artiste essaye sur le corps féminin les transformations dont il a besoin pour élaborer, tel un alchimiste, un objet nouveau, ni corps ni vêtement, participant néanmoins de l'un et de l'autre”.
Des femmes, des actrices, observant l'objectif. Me rappelant les photographies de Marilyn, de la dernière séance
Des brunes, des blondes. Parfois les deux, sur une même prise. Brunes et blondes, bien souvent fantasme des réalisateurs.
Une traversée dans l'histoire du Cinéma, et dans l'Histoire tout court, d'ailleurs. Car l'exposition présente aussi des films de la propagande nazie, utilisant les blondes pour affirmer la supériorité d'une race sur toutes les autres. 
Une façon de redécouvrir certains films, mais, surtout, de changer de regard

Commentaires

  1. Je ne sais pas si j'aurais l'occaz d'aller la voir mais j'aime beaucoup l'affiche en tout cas.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Puisqu'il faut vivre avec

J e ne sais même pas par où il faudrait commencer. Ce n'est finalement pas simple d'écrire face à une situation inédite, imprévisible, surprenante, historique. J'ai plutôt l'habitude de décrire ici de petits aspects du quotidien, de partager des réflexions personnelles, sans grande prétention. Soudain, le monde s'écroule. Tenir un blog en pleine crise sanitaire mondiale apparaît quelque peu illusoire.  J'écrivais pourtant, sur ce même blog, il y a plusieurs années maintenant, ce sentiment de vivre depuis ma naissance le temps des crises perpétuelles . J'entendais parler depuis toujours - du moins était-ce mon sentiment - de crise. Crise de l'éducation nationale, crise du travail, crise identitaire, crise de l'hôpital, crise écologique bien sûr, crise migratoire, crise économique, j'en passe et des meilleurs. La crise était devenue la norme. Et c'est de nouveau le cas, il me semble. Nous vivons l'époque d'une crise continue.

Derrière les mots et les images des médias sociaux

J amais il n'y avait eu de si longues périodes de silence sur mon blog. Aucun post depuis février. Je crois que j'avais besoin de prendre un peu de recul. De m'interroger aussi sur ma présence en ligne. Allez savoir si c'est l'âge - le mien, d'ailleurs, ou celui d'Internet - ou autre chose encore : mais on finit par se poser des questions sur ces mots qu'on donne à lire. C'est sans doute à force de consulter les plateformes sociales. Toutes ces images, ces vidéos, ces sourires affichés, qu'on voit quotidiennement. En sachant aussi ce qu'ils cachent. C'est notre époque : nous possédons des outils de plus en plus performants pour communiquer, mais ce que nous communiquons est souvent loin de ce qui nous anime véritablement. Souvent loin de ce que nous sommes. En résulte sans doute parfois un certain mal-être, qui est compensé par ces mêmes outils numériques nous offrant des solutions de méditation ou des cures de sommeil. C'est la montr