Lorsque j'étais encore au collège, j'avais l'habitude de dessiner, au fond de la classe. Des petits croquis, des personnages… Je griffonnais, dès que j'en avais l'occasion. Sans même y prendre garde, la plupart du temps.
J'aimerais m'y remettre. Reprendre cette habitude.
Mes dessins comme médecins
Saisir un crayon à papier, et laisser sa main faire. Pas forcément pour s'échapper, d'ailleurs. Il m'arrivait de dessiner en écoutant de la musique, par exemple. Sans raison particulière. Je pouvais passer plusieurs heures ainsi.
Parfois, je prenais conscience de mon humeur au moment où le dessin prenait forme. C'était comme une méditation paisible, qui pouvait m'en dire davantage sur moi-même que la plus poussée des introspections. Et je pense vraiment qu'il n'est pas nécessaire de savoir dessiner - si tant est que cela signifie d'ailleurs véritablement quelque chose.
Au bout de la mine
Crayonner, sur un bout de papier. Il n'y a pas de prétention là-dedans. En quelques traits, on peut créer un univers, une émotion. On invente. On met en mouvement des choses, des gens. On construit. On fait exister, à partir de presque rien, des personnages.
De temps à autres, j'aime me voir moi-même comme un dessin crayonné. Dans tel ou tel environnement, j'imagine qu'on me "croque", assis au fond du bus, regardant les gouttes lumineuses qui filent sur la vitre. Ou marchant dans la rue. Ou affrontant telle situation de la vie.
Juste un trait
Ça permet toujours de relativiser. De prendre un peu de recul. Quand on s'imagine comme un petit dessin sans prétention, sur le bout d'un papier, on n'a plus peur de grand chose.
En un sens, ça rend plus fort. D'autant qu'on a toujours l'impression que la vie peut nous donner un coup de pouce. Puisqu'il suffit d'un presque rien pour qu'un nouveau personnage apparaisse à côté, pour nous venir en aide. Ou un ustensile. Un simple trait peut nous redonner notre équilibre.




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