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Écrire, comme on murmure…

Sur Internet, il y a du bruit, à ne plus savoir qu'entendre. Un brouhaha virtuel fait de messages, de vidéos, de photos, de profile pictures, de liens, de hashtags et autres signes omniprésents. Ça circule, ça se diffuse, ça jaillit sur nos timelines, et nous faisons défiler le flow incessant de toutes ces paroles qu'on n'écoute pas. Certains cherchent dans ce vacarme moderne à en rajouter encore, à faire le buzz, pour susciter le bouche à oreille.

Mais le bouche à oreille, le vrai, n'est que murmure. Il est chuchotement. Si l'on n'y prête pas attention, on ne l'entendra pas. Il ne viendra pas s'imposer. Comme un secret, il faut venir le chercher. Comme un mystère, il faut venir le percer. En me lisant aujourd'hui, vous prenez le temps d'écouter un murmure. Et je vous en remercie.


Dites-le moi du bout des lèvres, je l'entendrai du bout du cœur.

J'aime écouter, quelquefois, moi aussi, ce que les gens racontent, silencieusement. Écouter leur propre murmure. Chercher à lire sur leurs lèvres. Il faut savoir prêter attention à ce qui ne se livre pas immédiatement. Accorder de l'importance à l'ombre, en somme, comme je l'écrivais il y a quatre ans, sur le blog de Naro.

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