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Un peu déconnecté

Cela fait plusieurs jours que je n'ai rien publié sur ce blog. J'ai profité de la semaine de congé pour me déconnecter un peu. Même si, je l'avoue, j'ai pas mal été sur Twitter, vers la fin ; je me suis pas mal checké sur Foursquare, j'ai fait un selfie Instagram au jardin du Luxembourg, et j'ai même téléchargé l'application Secret (un réseau social qui permet de partager du contenu anonymement avec des amis et des amis d'amis).

Il me reste des efforts à faire pour me libérer pleinement des habitudes du monde moderne. Mais j'ai quand même pu profiter de ces quelques jours pour lire De Profundis, pour écouter Gotainer, pour voir plusieurs expos, pour me rendre à un festival de musique, pour voir Lorde en concert, pour flâner dans les rues de Paris, pour voir des amis, pour faire du shopping, pour m'allonger dans l'herbe, et pour trouver un nouveau logement. Le tout, en très bonne compagnie.
Et il me reste un long samdim pour profiter encore. Pour vivre pleinement le printemps, en étant un peu déconnecté ; ou un peu moins connecté, disons. Ce qui ne peut pas faire de mal, de temps en temps.

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Puisqu'il faut vivre avec

J e ne sais même pas par où il faudrait commencer. Ce n'est finalement pas simple d'écrire face à une situation inédite, imprévisible, surprenante, historique. J'ai plutôt l'habitude de décrire ici de petits aspects du quotidien, de partager des réflexions personnelles, sans grande prétention. Soudain, le monde s'écroule. Tenir un blog en pleine crise sanitaire mondiale apparaît quelque peu illusoire.  J'écrivais pourtant, sur ce même blog, il y a plusieurs années maintenant, ce sentiment de vivre depuis ma naissance le temps des crises perpétuelles . J'entendais parler depuis toujours - du moins était-ce mon sentiment - de crise. Crise de l'éducation nationale, crise du travail, crise identitaire, crise de l'hôpital, crise écologique bien sûr, crise migratoire, crise économique, j'en passe et des meilleurs. La crise était devenue la norme. Et c'est de nouveau le cas, il me semble. Nous vivons l'époque d'une crise continue.

Parler vrai

Q uelques semaines après avoir commencé la vie active, lorsque j'avais vingt-quatre ou vingt-cinq ans, une grande campagne de communication a été lancée dans la banque où je travaillais comme Social Media manager.  Des affiches, des spots TV, des publicités online, des dispositifs innovants… l'artillerie lourde avait été sortie pour mettre en avant une formule qui devait marquer les esprits et convaincre, dans un contexte de défiance vis-à-vis des institutions financières.  Cela se résumait à deux mots : Parlons Vrai . Cette formule m'est revenue à l'esprit récemment.  Bien sûr, beaucoup de choses ont changé depuis. La crise de 2008 est loin derrière nous, la communication n'est plus le cœur de mon activité professionnelle, j'ai quitté la banque en question et, plus généralement, de l'eau a coulé sous les ponts. J'ai pourtant repensé à ces deux mots, mis l'un à côté de l'autre : "Parler vrai". Il arrive, si souvent