Accéder au contenu principal

À cœur joie

L'odeur de la pluie. La certitude que le beau temps reviendra bientôt. Les amis bronzés, déjà, avec qui l'on prend un verre en terrasse, le soir venu. Les nouvelles personnes que l'on rencontre, après avoir discuté sur Twitter, et dont on découvre des chapitres entiers de vie. Comme si ça n'avait rien d'incongru, finalement. Comme s'il était tout à fait naturel de passer de la conversation en ligne à la discussion bien réelle, physique, vécue. 


La beauté du printemps. À la campagne, la forêt renaît miraculeusement ; en ville, c'est le sourire sur le visage des passants qui fait sa réapparition soudaine. Les gens sont heureux de marcher dans la rue, de sortir sans pardessus. C'est la saison où les arbres s'habillent de feuilles, et où les humains se dévêtissent. Les deux mouvements sont concomitants. 

C'est maintenant, surtout, qu'il faut s'en donner à cœur joie. Maintenant qu'il faut profiter, car les jours rallongent encore, jusqu'au 21 juin. Maintenant qu'il faut sortir, danser, chanter, rire. Maintenant qu'il faut vivre et sourire. Maintenant qu'il faut se créer de nouveaux souvenirs. Avant qu'il ne soit trop tard. Jouissons, donc, vibrons, ayons la joie au cœur !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Il Est Toujours Temps D'Apprendre

I l y a quelques semaines, j'ai vu une conférence dans laquelle l'intervenant, Oussama Ammar, demandait s'il y avait dans l'assistance des personnes qui faisaient du sport régulièrement. De nombreuses mains se sont levées. De fait, de plus en plus de monde pratique une activité sportive, il suffit de croiser tous les runners  dans les parcs ou le long des avenues pour s'en rendre compte. L'intervenant soulignait que ce phénomène était finalement assez récent. Pendant longtemps, faire du sport régulièrement était une pratique qui se limitait à deux catégories de la population : les enfants, et les professionnels. Désormais, le sport se généralise. Il poursuivait en annonçant que le même phénomène allait se produire pour la Formation. Aujourd'hui encore, se former, apprendre, étudier, se limite généralement aux deux mêmes catégories de population : les enfants, à l'école, et les professionnels. Pourtant, rien n'est plus simple. Pour la premi