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L'hiver indien, on en parle ?

Le printemps n'est pas là. Le mois de mars est particulièrement glacé - il n'a pas fait aussi froid en mars depuis 1987, dans le nord de la France. Il fait gris, encore et toujours. Les gens sont tristes. Les visages sont fermés.

Les arbres hésitent à habiller leurs branches de feuilles. Les bourgeons sont repliés sur eux-mêmes. 
On annonce de la pluie pour le week-end de Pâques. Un long week-end de pluie, de bourrasques et d'hiver. C'est l'hiver indien, en quelque sorte.

Marine Le Pen était l'invitée de France Inter ce matin. Le genre d'interview qui ne met pas franchement la pêche. La classe politique s'invective. Le Parisien titre aujourd'hui : “Pierre Moscovici : "non, je ne suis pas un salopard !"”. 
Hors contexte, c'est assez sidérant. Mais ça en dit long.

Me voilà, dépression

L'équipe de France de football a perdu face à l'Espagne malgré un arbitre vendu qui nous a épargné par deux fois un pénalty fatal. Un match frustrant, agaçant, usant. (mais qu'est-ce qui m'arrive, moi, voilà que je parle de foot ?).

Le chômage n'en finit pas de monter, malgré les efforts qui sont faits. La croissance est en berne. La plupart des chiffres donnent le vertige. C'est un temps béni pour tous les déclinistes, qui peuvent se relayer pour annoncer le pire. 



Cela dit, on ne les entend pas plus que ça. Ce n'est pas nécessaire, sans doute : quand tout est morose, les oiseaux de mauvais augure ne sont pas les bienvenus. On n'a plus besoin de personne pour porter malchance.

Bonjour bonjour les hirondelles

L'ambiance, dans les transports en commun, n'est pas particulièrement guillerette.


Voilà. Le décor est planté. On a toutes les raisons d'être fatigué, éreinté, hargneux. Toutes les raisons de rejeter la tête en arrière, de soupirer, de trainer des pieds.

Mais moi, ça va. Je suis plutôt heureux.

À tel point que je commence à me poser des questions.



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