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Into the wild, ou presque

Ce week-end, je me mets au vert ; quoique la nature n'est plus très verte, en cette fin de mois de novembre. Disons plutôt que je vais à la campagne, dans le sud-ouest, loin de Paris. Respirer l'air froid, marcher sur des chemins de terre, traverser les plaines automnales. Craquent les feuillent mortes, brûlent les feux de bois. Faire un pas de côté. Profiter d'un vrai week-end. Repos soldat. J'en ai besoin.

Enfin, je dis ça, mais j'aurais sans doute un œil sur mon téléphone portable, malgré tout. On ne sait jamais. Je veux dire par là que mon exil volontaire de la sphère parisienne est loin d'être semblable à celui décrit dans l'un des romans que je lis en ce moment : Dans les forêts de Sibérie, où l'auteur (Sylvain Tesson) se retranche en solitaire dans une cabane perdue au milieu de nulle part, près d'un lac gelé, pendant plusieurs mois.

Mais dans le fond, ce n'est qu'une question de degré. Au sens propre du terme d'ailleurs. Je pars bien moins longtemps, je me déconnecte moins, je m'isole moins, et je greloterai incontestablement moins. Il n'y aura pas d'ours, mais les oies des fermes voisines. 
C'est déjà ça.

Les pigeons parisiens finissaient par me lasser.

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