Accéder au contenu principal

La magie du dessin

J'ai toujours aimé dessiner. 
Je ne sais pas très bien d'où ça me vient, mais je sais que l'environnement dans lequel j'ai grandi était assez propice : mon plus grand frère a un vrai coup de crayon, ma sœur est une artiste, mon autre frère aime également le dessin, mes parents font des esquisses dès que l'occasion se présente. Enfant, je pouvais me plonger des heures dans les centaines de bandes-dessinées de mon père, découvrant pèle-mêle Goscinny, Vance, Van Hamme, Giraud/Moebius, Peyo, Franquin, Boucq, Hergé, Hermann, Greg, Morris, Edgar P. Jacobs, et tous ces autres génies. 
Une passion s'impose parfois à vous sans que vous y soyez pour grand chose, juste comme ça. Par chance.
Il y avait toutes ces histoires dessinées, mais aussi d'autres livres que j'aimais découvrir dans la bibliothèque du salon, comme ceux de Pierre Joubert (que vénérait ma mère) ou ceux de M.C. Escher (que savourait mon père). Là encore, le dessin, offert sous son meilleur jour. D'un côté, le réalisme, la précision du trait, les émotions suscitées, les regards perçus, les mouvements saisis ; de l'autre le monde réinventé, l'ouverture vers autre chose, l'impossible réalisé.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit, avec M.C. Escher : utiliser le dessin pour dépasser la réalité du monde, représenter l'inexistant, élargir l'imaginaire. La magie du dessin, parfaitement incarnée par le triangle de Penrose.
Escher fait partie de ces artistes qui ont marqué à jamais ma manière de voir les choses. Un designer/graphiste vient de publier sur son blog un reportage qui lui est dédié. 

Une façon de découvrir un peu plus ce magicien du dessin : 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

D ésormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message . Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable. L'autre a lu mon message Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée,

Ne pas cesser d'écrire

N e pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent.  J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi. Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliq