Accéder au contenu principal

Nouveau départ

Première nuit dans le 11ème arrondissement. Première nuit dans mon nouvel appartement. Un nouveau chapitre de vie qui commence.  L'occasion, comme toujours, de faire un peu le ménage ; d'ordonner mes affaires, de ranger le vrac de mes pensées, de hiérarchiser mes envies. L'occasion aussi de découvrir de nouvelles rues, de nouveaux espaces qui, peu à peu, deviendront familiers. Il y aura vite de nouveaux repères, de nouveaux lieux de prédilection, de nouvelles habitudes. Et c'est tant mieux.

Je comprends les voyageurs, les aventuriers, les découvreurs, pour qui les retours sont intercalaires. Je comprends mon arrière-grand-père qui parcourait le monde en s'interrogeant, et en écrivant. Je comprends celles et ceux qui ont - dans leurs tripes - ce besoin de repartir. De s'immerger dans du nouveau, dans de l'étrange, dans du différent. Ne jamais se sédentariser trop longtemps, tout en préservant et en valorisant ses racines, comme le faisait mon ancêtre avec la Bretagne.

Certes, pour ce qui me concerne, je me contente pour le moment de traverser la Seine. Ce n'est pas une aventure incroyable. Mais je retrouve en partie ces mêmes sensations de renouvellement.


Chaque nouveau départ apporte un nouveau souffle. Chaque rangement de printemps fait naitre de nouvelles espérances. On se sent plus serein. On se fait un cœur nouveau. “Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve trouveront dans ce sol, lavé comme une grève, le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?”, écrivait Baudelaire. J'aime cette incertitude là, et pour une raison simple : elle est synonyme d'espoir.

(crédits photo : Martin de Pasquale, CC BY-NC 3.0)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…