Paris, dimanche matin

J'entends au loin sonner les cloches d'une église. Le soleil passe son bras par la fenêtre. L'atmosphère de la chambre est douce. Je sais qu'il faudrait ranger beaucoup de choses, rassembler les vêtements éparpillés dans la pièce, classer les papiers qui gisent sur le bureau, remettre ces quelques livres à leur place, dans la bibliothèque. Mais je peux librement me dire que je ferai tout ça tout à l'heure. Pour le moment, je suis encore allongé, les cheveux en désordre, et mes yeux s'habituent tout juste à la lumière du jour.
La ville se réveille doucement. Quelque part, pas très loin, certains ont déjà commencé à faire leurs courses au marché. Ils ont probablement acheté des fraises.
Beaucoup dorment encore, dans leur chez eux, récupérant de la soirée de la veille.
Je mets un peu de musique, à présent que les cloches ont cessé de tinter. Hello Goodbye.
Je jette un œil rapide à Twitter, Facebook, puis à divers sites d'actualités. Comme toujours, le dimanche matin, tout semble suspendu.

La vie est belle, le printemps est là, la journée commence.

Il y a près d'un siècle, d'autres que moi vivaient le même dimanche matin, à peu de choses près, dans la même ville. Monet les peignait, sur les bords de Seine.

Allez, encore une chanson, et je me lève. 

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