Accéder au contenu principal

L'espoir fait vivre

S'il y a bien une chose que je retiens des dix dernières années de ma vie, c'est qu'une situation est rarement désespérée. Aussi sombre soit une période, aussi triste soit une époque, les temps changent. Autour de moi, des personnes ont traversé des moments difficiles - à des degrés divers bien entendu - et vivent aujourd'hui sereinement. 

Tout passe

Au cœur de la tourmente, on a parfois le sentiment qu'il n'y a pas d'issue ; qu'un problème est inextricable ; qu'une douleur est trop profonde. Très souvent pourtant, avec le temps, va, tout s'en va. Il ne faudrait jamais oublier que l'on vit, dans le présent, une époque de sa vie. Précédée par une autre, et à laquelle succédera une autre encore.


Il y a sans doute des contre-exemples. Des tragédies, des drames, des situations qui ne font qu'empirer, de jour en jour, jusqu'à la fin. Des désespoirs véritables, appelés aussi maladies mortelles - comme dirait l'autre -, des besoins de consolation impossibles à rassasier. Des tristesses infinies.

Mais cela est rare. Trop rare pour qu'on s'y attache.

Everything is gonna be fine

Il faudrait toujours être capable de se dire, quand on traverse une période difficile : everything is going to be alright. Ça va aller. Demain, tout ira mieux, tu verras. Ou, pour citer Reservoir Dogs : you're gonna be okay.


J'admets que ce dernier exemple n'est pas très bien choisi.

Ce qui est certain, c'est qu'il vaut toujours mieux être optimiste. Je me demande à ce propos ce qui se passerait si les Français l'étaient en majorité, plutôt que de réaffirmer sondages après sondages qu'ils broient du noir, et que le pire est encore à venir. 

Hope

Pour réinventer l'avenir, il faudrait commencer par changer le rapport que l'on entretient avec lui. Ne plus le craindre, ne plus s'en méfier. Avoir la conviction qu'il y a toutes les raisons d'espérer.

Savoir simplement qu'il y a toujours un ballon auquel on peut s'accrocher. Et ne jamais oublier que l'espoir fait vivre.



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

D ésormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message . Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable. L'autre a lu mon message Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée,

Ne pas cesser d'écrire

N e pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent.  J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi. Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliq