Accéder au contenu principal

En 2011, rien ne sera plus jamais comme avant

La nouvelle année est à peine entamée, et pourtant, j'ai déjà le sentiment que 2010 appartient au passé. Un lointain passé. De l'histoire ancienne. Une époque où l'on s'interrogeait encore sur la prééminence des réseaux sociaux, où la neige semait la pagaille en France, où je commençais la vie active - par opposition à la vie passive menée jusqu'alors, il faut croire. Une époque où l'on débattait encore de la neutralité du net, où Google continuait de s'accroître, et proposait ses recherches instantanées. Une époque où Facebook avait introduit son like fatidique. Une époque où Twitter était encore un microcosme

En 2011, tout sera différent. Tout est déjà différent, je m'en rends bien compte. 
• Politiques et économistes débattent des 35 heures en France
 L'opinion publique s'émeut des retards de la SNCF.
• Certains médicaments sont perçus comme dangereux
• Les prix des carburants sont élevés. 

Non, plus sérieusement, en 2011 : 

• Des scientifiques font pleuvoir dans le désert
• Des serpents et des crocodiles menacent une ville inondée
• Il y a des éclipses qu'on ne voit pas à cause des nuages. 
• Et surtout, surtout, des centaines d'oiseaux tombent du ciel.
Je ne voudrais pas y voir un signe de mauvais présage - car, j'espère, ce ne sont pas des oiseaux de malheur, mais de simples vertébrés touchés par un mal mystérieux, en plein vol. En tout cas, ça change de 2010. Cette nouvelle année sera celle du paranormal. Désormais, vous êtes prévenus.

Commentaires

Jibou a dit…
On dirait surtout que le monde se prépare à sa fin pour l'année prochaine ;)
Basile a dit…
Voilà, ça doit être ça :)

Disons que j'aime bien l'actualité de ce début d'année : entre débats des années 1990 et annonces paranormales… c'est intéressant.

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

D ésormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message . Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable. L'autre a lu mon message Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée,

Ne pas cesser d'écrire

N e pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent.  J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi. Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliq