Accéder au contenu principal

La vie est belle

Quelques jours à la campagne. Bien à l'aise sur une chaise longue. Al Green chantant Let's stay together dans mes oreilles. Le soleil caressant mon visage. Les oiseaux virevoltant sous mes yeux. Les pieds dans l'herbe. Une très légère brise passant dans mes cheveux. Julie à quelques mètres de moi. 
24 ans de vie.
La belle vie. 
Je pourrais être dans une salle d'examen, à passer un test désobligeant. 
Je pourrais être fiévreux, dans un lit de vertiges et de sueurs. 
Je pourrais être assis, la bouche ouverte, à attendre qu'un dentiste approche son instrument de torture. 
Je pourrais attendre en vain la fin d'une soirée pleine d'ennui. 
Je pourrais greloter dans une nuit trop froide. A Houlgate par exemple. 
Je pourrais être un lundi matin, déjà fatigué par la semaine de travail qui s'annonce.
Je pourrais être assis dans un avion de malheur, à craindre pour ma vie.
Mais je suis là, dans ce bonheur estival. Bonheur scandaleux.

Commentaires

  1. j'aime bien la photo que tu as mise
    ca me rappelle quelque chose....
    un travail que j'aimais beaucoup
    qui me convenait
    me faisait voir du pays
    helas j'ai du un jour atterrir pour de bon....et rester sur terre
    j'aime la terre j'ai besoin d'elle pour m'ancrer
    Cher Basile
    we keep in touch ok?
    bizzz a toi et a Julie
    Maryvonne

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Puisqu'il faut vivre avec

J e ne sais même pas par où il faudrait commencer. Ce n'est finalement pas simple d'écrire face à une situation inédite, imprévisible, surprenante, historique. J'ai plutôt l'habitude de décrire ici de petits aspects du quotidien, de partager des réflexions personnelles, sans grande prétention. Soudain, le monde s'écroule. Tenir un blog en pleine crise sanitaire mondiale apparaît quelque peu illusoire.  J'écrivais pourtant, sur ce même blog, il y a plusieurs années maintenant, ce sentiment de vivre depuis ma naissance le temps des crises perpétuelles . J'entendais parler depuis toujours - du moins était-ce mon sentiment - de crise. Crise de l'éducation nationale, crise du travail, crise identitaire, crise de l'hôpital, crise écologique bien sûr, crise migratoire, crise économique, j'en passe et des meilleurs. La crise était devenue la norme. Et c'est de nouveau le cas, il me semble. Nous vivons l'époque d'une crise continue.

Derrière les mots et les images des médias sociaux

J amais il n'y avait eu de si longues périodes de silence sur mon blog. Aucun post depuis février. Je crois que j'avais besoin de prendre un peu de recul. De m'interroger aussi sur ma présence en ligne. Allez savoir si c'est l'âge - le mien, d'ailleurs, ou celui d'Internet - ou autre chose encore : mais on finit par se poser des questions sur ces mots qu'on donne à lire. C'est sans doute à force de consulter les plateformes sociales. Toutes ces images, ces vidéos, ces sourires affichés, qu'on voit quotidiennement. En sachant aussi ce qu'ils cachent. C'est notre époque : nous possédons des outils de plus en plus performants pour communiquer, mais ce que nous communiquons est souvent loin de ce qui nous anime véritablement. Souvent loin de ce que nous sommes. En résulte sans doute parfois un certain mal-être, qui est compensé par ces mêmes outils numériques nous offrant des solutions de méditation ou des cures de sommeil. C'est la montr

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou