Accéder au contenu principal

Minuit moins une.

Mémoire terminé, imprimé, envoyé. La fin de semaine, la nuit, le silence. Je suis allongé pour écrire, car mon wifi déconne, et je dois connecter mon ordinateur avec mon câble ethernet, trop court. Je commence tout juste à écrire, et j'ai déjà mal au dos. Julie n'est pas là ce week-end, elle est chez une de ses amies nantaises. Je me retrouve donc seul, comme auparavant. Comme quand j'étais dans ma chambre de bonne rue Gay-Lussac. Comme quand j'étais à Lille aussi. 
Lille. Ça me manque. Les tranquilles soirées de Lille, entre amis. Enivrés sans être hideusement ivres. À dire tout et n'importe quoi, mais avec une certaine conviction. Je me revois, rentrant en pleine nuit, à pied, toujours par ce même chemin qui croise le boulevard de la liberté. 

“Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve” (Baudelaire). 

Ça me manque mais ce souvenir m'est agréable, et je suis vraiment heureux de ce passage lillois. Heureux aussi d'être parisien de nouveau. Et d'habiter la petite maison dans le quartier latin. Je ne suis pas un homme pressé, harassé, fourbu - de l'ancien français "fourboire", qui signifie "hors boire", c'est-à-dire assoiffé, déshydraté (je vous le dis car j'ai découvert l'origine de ce mot très récemment, hier ou avant hier, quelque chose comme ça, et que ça vaut la peine, d'autant que je tiens à cultiver mes lecteurs). 

Pour rester en parfaite santé, et ne pas faire naître une douleur stupide dans mon dos/cou pour toute la semaine prochaine, à trop vouloir prolonger cette position inconfortable, je m'arrête là. Et je vais prendre une douche. Puis dormir, enfin. Ah, dormir ! 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustration   Heart Machine C ela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer  a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature , de poésie . J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent.  De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés.  Je vais continuer. Continuer d'éc

Ni pour, ni contre, bien au contraire

C ela fait un moment qu'aucun mot n'a été écrit sur ce blog. Les années passent. Je perds cette - bonne - habitude. Plus globalement, je partage moins mes pensées, mes envies, mes doutes sur les médias sociaux. J'ai un peu du mal à me positionner dans les débats quotidiens, un peu du mal à entrer dans l'arène des polémiques diverses, des controverses incessantes. Je n'ai plus envie ni d'être pour, ni d'être contre. Je ne réclame ni la démission d'untel, ni ne m'emballe pour le respect de la présomption d'innocence.  Je rêve de nuance, de précision, d'intelligence, de juste mesure. Je rêve de discussions, de conversations, où l'on prend autant de l'autre qu'on ne contribue soi-même à faire avancer une juste cause. Les duels exacerbés, systématiques, m'usent peu à peu. J'imagine que je ne suis pas le seul dans cette situation, à contempler sans mot dire les violentes échauffourées des plateformes sociales. Le temps de la jou

Il Est Toujours Temps D'Apprendre

I l y a quelques semaines, j'ai vu une conférence dans laquelle l'intervenant, Oussama Ammar, demandait s'il y avait dans l'assistance des personnes qui faisaient du sport régulièrement. De nombreuses mains se sont levées. De fait, de plus en plus de monde pratique une activité sportive, il suffit de croiser tous les runners  dans les parcs ou le long des avenues pour s'en rendre compte. L'intervenant soulignait que ce phénomène était finalement assez récent. Pendant longtemps, faire du sport régulièrement était une pratique qui se limitait à deux catégories de la population : les enfants, et les professionnels. Désormais, le sport se généralise. Il poursuivait en annonçant que le même phénomène allait se produire pour la Formation. Aujourd'hui encore, se former, apprendre, étudier, se limite généralement aux deux mêmes catégories de population : les enfants, à l'école, et les professionnels. Pourtant, rien n'est plus simple. Pour la premi