Accéder au contenu principal

Au coin du feu

« Et je redoute l'hiver car c'est la saison du confort » écrivait Arthur Rimbaud dans Une saison en enfer. L'hiver approche, et - pour ma part - j'espère que le confort sera au rendez-vous. Mais c'est d'un confort véritable dont j'ai besoin. Un confort « au sens propre comme dans tous les sens », pour citer une dernière fois Rimbaud. J'espère avant tout être conforté dans mes décisions, trouver un stage qui me convienne véritablement, savoir où je vais, et pour quelles raisons. J'ai besoin de réconfort également, avec le retour de Julie fin décembre, et mon retour à Paris également. Le confort est en ce sens essentiel ; le tout est de ne pas s'y habituer, de ne pas s'y complaire indéfiniment.

J'ai 23 ans. Nous serons en 2010 dans moins d'un mois. 

Il est important de faire des pauses de temps en temps, sans tomber dans une introspection trop poussée. Regarder simplement autour de soi, un instant. J'ai le sentiment d'être à l'aube d'une nouvelle vie. Ça n'a pas grand sens, probablement. Mais la fin des études, ça représente quelque chose malgré tout. Plusieurs de mes amis ont le sentiment que leur vie se joue actuellement. Tous s'interrogent. Alors bien entendu, cela fait plusieurs années qu'ils se posent comme moi des questions sur leur orientation, leurs envies, leurs projets. Mais la fin des études constitue un moment singulier, où ces questions prennent d'un seul coup tout leur sens.

Je suis au coin du feu. Le lieu du confort par excellence. Mais encore une fois, il ne s'agit pas d'un confort stupide et douillet ; au coin du feu, je me réchauffe les mains en pensant à ma vie. Et je pense à toutes ces autres fois, à toutes ces autres réflexions au coin de tous ces autres feux, devant cette même cheminée.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'image parle d'elle-même

35 % des Français interrogés par TNS Sofres  (en juin 2012) affirment avoir déjà posté plus de 100 photos en ligne. Un chiffre parmi d'autres, bien sûr, mais qui illustre assez bien notre époque : celle de la prééminence de l'image . La photographie avait déjà une place de choix dans les années 1980 ou 1990, c'est certain, mais elle est devenue une pièce maîtresse de la conversation .  L'image, élément de langage Comme le souligne très justement André Gunthert dans cet article  (que je vous recommande) : “ pour la première fois de son histoire, la photographie traditionnelle est devenue une pratique de niche au sein d'un univers plus vaste, structuré par les mobiles et les réseaux sociaux : l'image communicante ”. Et de rappeler qu'en France, en 2011, il se vendait 4,6 millions d'appareils photographiques (deux fois plus qu'à la fin des années 1990) contre 12 millions de smartphones. Le mobile et les réseaux sociaux sont de fait les

Remplacer “Week-End” par un mot français

T ous les lundis, on trouve des gens pour se plaindre . Et tous les vendredis, des gens pour se réjouir. C'est devenu habituel, commun, systématique. Des sites ont même été créés dans cet esprit.  http://estcequecestbientotleweekend.fr par exemple. Bien entendu, il y a des exceptions . Il y a des gens qui ne travaillent pas, ou des gens qui travaillent à temps partiel, voire des gens qui travaillent uniquement le week-end. Cela étant, on retrouve quand même ce rythme, éternel.  Ce qui est assez fou, quand on y pense, c'est que depuis le temps, personne n'a été capable en France de trouver un nom pour désigner le week-end . On utilise ce terme 150 fois par an, dans nos conversations, sans chercher à le remplacer par une expression made in France .  Bientôt le SamDim “Fin de semaine”, la traduction littérale de “week-end” désigne finalement le jeudi et le vendredi, dans le langage courant. Il faut donc trouver autre chose :  Je propose Samdim

Réinventer : un impératif publicitaire

Pour exister aujourd'hui, une marque doit savoir se démarquer. Au-délà du jeu de mots, excellent par ailleurs, il y a une réalité pratique à laquelle il n'est plus possible d'échapper. Dans la foule de produits et de marques qui préexistent sur un marché, il faut savoir se distinguer pour pouvoir émerger et s'imposer durablement. Les agences de communication ont mesuré l'importance de ce postulat, et ont créé en conséquence leur propre modèle de distinction. Je vous propose de faire le point sur ces différents modèles, afin d'y voir un peu plus clair. Le modèle de disruption Commençons par la disruption . Ce mot peut faire peur de prime abord. Il irait très bien dans la chanson des Inconnus Vice et Versa . Mais ce modèle est très simple en vérité. Il a été inventé par Jean-Marie Dru et ses équipes de l'agence BDDP en 1991. La disruption consiste à sortir des sentiers battus, à créer un nouveau paradigme en inventant une nouvelle vision. Autrement dit, il