Accéder au contenu principal

Et si l'on visait l'excellence ?

À chaque fois que j'ai eu la chance de me rendre à Roland-Garros, j'ai été frappé par le niveau des joueurs. Chaque geste, chaque décision, chaque coup, semble parfaitement maîtrisé. Qu’on aime ou non le tennis, il faudrait être particulièrement exigeant - ou de mauvaise foi - pour critiquer le jeu d’un Nadal ou d’un Djokovic. Dans un certain nombre de domaines, il y a des personnes qui parviennent à l’excellence.

Le top niveau

Je pense que vous serez d’accord avec moi : il est difficile de trouver beaucoup à redire au travail d’un Monet, ou d’un Van Gogh.

Comment, alors, puis-je à mon tour exceller dans mon domaine ? Voilà la question que nous pourrions, collectivement, nous poser. Comment devenir les Zidane de notre secteur d’activité ? Les numéros 10 de l’entrepreneuriat, de la communication, du marketing, de la comptabilité, du conseil… ou de je-ne-sais-quoi encore.
“Be a yardstick of quality. Some people aren't used to an environment where excellence is expected”. Steve Jobs
Je pense qu’en dehors des compétitions strictement sportives, on a tendance, trop souvent, à perdre de vue cet objectif là : le mieux, pour réussir, reste de viser le meilleur, de rivaliser avec soi-même, de se dépasser pour un dessein qui en vaut la peine.


Quiconque, dans son domaine, parvient à retrouver cette capacité-là, peut déplacer des montagnes.  Notamment parce que l'on se satisfait bien souvent du médiocre, ou du convenable, et que l'excellence apporte par conséquent avec elle un nouveau souffle. C’est ce qui a fait la force d’Apple, dans la première décennie du XXIe siècle. 

Ne jamais se contenter de ce que l’on a déjà, proposer de nouveaux défis, et les relever ensuite. Investir de nouveaux champs (la musique, l’édition, la téléphonie mobile, les tablettes…). Rechercher la perfection, le produit achevé, abouti, fonctionnel. Telle était la recette du succès.

Pour parvenir à cette excellence, il faut aussi - et c'est un impératif - aimer ce que l'on fait. Et s'entourer des bonnes personnes.
“Que des numéros 10, dans ma team”. Booba
J’ai été amené à rencontrer des personnes qui - dans leur domaine - étaient des Djokovic. Certains profs, en Khâgne, par exemple. Mais aussi plus tard, au sein de mon travail, dans le domaine de la communication.

Des personnes qui prenaient des risques, cherchaient de nouvelles façons d’orienter leur métier. Et qui le faisaient quotidiennement. Car l'excellence, comme nous l'apprend Aristote, ne s'improvise pas.


Mais pensez-y, à l'occasion. Au pire, c'est probablement l'une des meilleures façons de trouver une réelle motivation. Et si vous finissez, dans votre domaine, 120e ou 130e mondial, ce sera déjà pas mal du tout.




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Je Me Force Un Peu Parfois

Je me force un peu, parfois.  Je me dis que ça fait longtemps, que j'ai reçu de nombreux encouragements depuis que j'ai commencé à écrire, ici, et que cela devrait suffire à m'inciter à poursuivre, régulièrement. Je suis heureux d'avoir plusieurs fois trouvé les mots pour parler de certains sentiments, de certaines impressions, qui avaient de la valeur à mes yeux. Heureux d'avoir réussi à transmettre - des idées, des envies, des émotions peut-être ? - ce qui autrement serait resté au fin fond de ma conscience. 
Se forcer à écrire, pour soi, d'abord, et pour les éventuels lecteurs nocturnes qui souhaitent lire autre chose que des analyses politiques post-conférence de presse / post-grand débat national / post-gilets jaunes. Ou bien des dissertations sur la reconstruction de Notre-Dame, à l'identique ou surtout pas. Cet éternel retour, des pour, des contre, et de tous les autres, qui argumentent ou qui s'indignent.
Je me force un peu, parfois. Parce que ç…