Et si l'on visait l'excellence ?

29.10.13 Basile Segalen 0 Comments

À chaque fois que j'ai eu la chance de me rendre à Roland-Garros, j'ai été frappé par le niveau des joueurs. Chaque geste, chaque décision, chaque coup, semble parfaitement maîtrisé. Qu’on aime ou non le tennis, il faudrait être particulièrement exigeant - ou de mauvaise foi - pour critiquer le jeu d’un Nadal ou d’un Djokovic. Dans un certain nombre de domaines, il y a des personnes qui parviennent à l’excellence.

Le top niveau

Je pense que vous serez d’accord avec moi : il est difficile de trouver beaucoup à redire au travail d’un Monet, ou d’un Van Gogh.

Comment, alors, puis-je à mon tour exceller dans mon domaine ? Voilà la question que nous pourrions, collectivement, nous poser. Comment devenir les Zidane de notre secteur d’activité ? Les numéros 10 de l’entrepreneuriat, de la communication, du marketing, de la comptabilité, du conseil… ou de je-ne-sais-quoi encore.
“Be a yardstick of quality. Some people aren't used to an environment where excellence is expected”. Steve Jobs
Je pense qu’en dehors des compétitions strictement sportives, on a tendance, trop souvent, à perdre de vue cet objectif là : le mieux, pour réussir, reste de viser le meilleur, de rivaliser avec soi-même, de se dépasser pour un dessein qui en vaut la peine.


Quiconque, dans son domaine, parvient à retrouver cette capacité-là, peut déplacer des montagnes.  Notamment parce que l'on se satisfait bien souvent du médiocre, ou du convenable, et que l'excellence apporte par conséquent avec elle un nouveau souffle. C’est ce qui a fait la force d’Apple, dans la première décennie du XXIe siècle. 

Ne jamais se contenter de ce que l’on a déjà, proposer de nouveaux défis, et les relever ensuite. Investir de nouveaux champs (la musique, l’édition, la téléphonie mobile, les tablettes…). Rechercher la perfection, le produit achevé, abouti, fonctionnel. Telle était la recette du succès.

Pour parvenir à cette excellence, il faut aussi - et c'est un impératif - aimer ce que l'on fait. Et s'entourer des bonnes personnes.
“Que des numéros 10, dans ma team”. Booba
J’ai été amené à rencontrer des personnes qui - dans leur domaine - étaient des Djokovic. Certains profs, en Khâgne, par exemple. Mais aussi plus tard, au sein de mon travail, dans le domaine de la communication.

Des personnes qui prenaient des risques, cherchaient de nouvelles façons d’orienter leur métier. Et qui le faisaient quotidiennement. Car l'excellence, comme nous l'apprend Aristote, ne s'improvise pas.


Mais pensez-y, à l'occasion. Au pire, c'est probablement l'une des meilleures façons de trouver une réelle motivation. Et si vous finissez, dans votre domaine, 120e ou 130e mondial, ce sera déjà pas mal du tout.




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