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Affichage des articles du septembre, 2012

Créer ses propres motifs

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Ceux qui affirment avec fierté : “je ne dois mon succès qu'à moi-même, j'ai du mérite, j'ai fait les bons choix, j'ai eu de la volonté au cours de ma vie”, se méprennent sans doute. Si l'on considère que tout ce qui se passe dépend nécessairement d'une cause déterminante, et que cette dernière est à son tour dépendante d'une autre cause tout aussi déterminante ; si l'on prend conscience que tout, dans la vie, est une question de coïncidences, d'intersections, de correspondances, alors on est amené à réfléchir à deux fois avant de s'enorgueillir d'un succès.
Cela étant, dès lors que je comprends une fois pour toutes que ma volonté n'est pas libre absolument, mais provient bien de quelque chose, dès lors que je mesure que toute chose naît d'une graine semée précédemment, je peux décider de devenir moi-même le semeur de mes espérances.
Provoquer l'intersection
Sans orgueil, sans illusion, je peux chercher dans le présent à construire…

Il est impossible de choisir librement

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Aujourd'hui, j'aborde un sujet essentiel, sujet philosophique par excellence, mais qui demande un peu d'effort et de concentration. Vous êtes prévenus. J'espère avoir votre attention.
Tout ce qui advient, de l'anecdote la plus insignifiante à l'événement le plus considérable, provient d'une cause, ou plus exactement de la conjonction d'une quantité phénoménale de causes. Spinoza est assez convaincant en la matière : “Toute réalité singulière, autrement dit, n'importe quelle chose finie, qui a une existence déterminée, ne peut exister ni être déterminée à opérer si elle n'est déterminée à exister et à opérer par une autre cause qui elle aussi est finie, et a une existence déterminée”. Etc. Cette formule peut-être prolongée indéfiniment. “Rien, donc, ne peut naître de rien, nous devons l'admettre, puisque tout a besoin de semence pour se former et s'élever dans les tendres souffles de l'air”. Lucrèce
Par suite, aucune pensée n'exist…

Veille matinale : à la recherche d'un idéal

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C’est une nouvelle journée qui commence. Un jeudi, comme il y en a tant. En vous réveillant ce matin, vous avez probablement jeté un œil à Facebook, à Twitter ; ce que vous ne faisiez jamais auparavant. Et pour cause. Ça n’existait pas.
Rumeurs du matin : chagrin
Savoir ce qui se passe, autour de vous. Ce que les autres font. Comment ils vont. Ce dont ils parlent. Survoler rapidement les premières conversations, les premiers échanges. Se renseigner. C'est devenu votre lot quotidien.

Regarder les autres pour savoir comment être soi. Paradoxe infini. Nietzsche écrivait dans Le Crépuscule des Idoles : “le désillusionné parle : je cherchais des Grands hommes, et je n’ai trouvé que des hommes singeant leur idéal”. Aujourd’hui, ce même désillusionné trouverait sans doute des hommes délaissant leur idéal, et singeant leurs semblables.
Comme ces jeux de miroirs sans fin, les flux d’actualité et autres news feed sur les plateforme sociales nous renvoient toujours à nous-mêmes, indéfiniment. 
No…

Shelter

Bon, au début, ça a l'air sympa, mais après, ça devient quelque peu angoissant. Je préfère écouter la pluie chez moi, sur le toit de la petite maison. Vidéo à voir, malgré tout.


L'exercice difficile de la Profile Picture

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Twitter vient de mettre à jour sa plateforme et propose désormais aux internautes de personnaliser leur profil, en ajoutant notamment une “cover”, assez semblable à celle de Facebook. On ne se refait pas, donc.

Pour le moment, j'hésite un peu. Je ne suis pas encore convaincu. Comme toujours néanmoins, le réseau finira par m'imposer ses nouvelles règles. On n'est jamais très longtemps libre, sur Internet. Je commence donc à me faire à l'idée, doucement. Je connais déjà la bonne taille pour la photo du header (le nom de cette “cover twitterienne”), qui est de 1252 x 626 pixels - si ça vous intéresse.

Une façon de dire : “me voilà !”

Mais ça m'amène à réfléchir, tout ça. J'ai déjà le sentiment de changer de Profile Picture tous les 4 matins. Sachant que je suis présent sur Facebook, LinkedIn, Blogger, Youtube, Twitter, Vimeo, Dailymotion, Pinterest, Instagram, et j'en passe, ça finit par faire beaucoup de photos de profil à modifier.
Et puis ce n'est pas év…

Rechute

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Ça y est, ça me reprend. Je parlais il y a quelques temps sur ce blog de chute libre: ces moments où l'on se laisse aller, où le blues vous prend, où l'on écoute une musique qui vous emmène, où l'on repense à sa vie, à son passé.
Il suffit que l'automne pointe à l'horizon, que les feuilles commencent à agoniser doucement sur les branches des arbres, que le froid s'introduise subrepticement en quelques bourrasques familières dans ces boulevards parisiens trop larges, pour que je retombe immédiatement dans cet état mélancolique-là. 
Moi qui croyais que le cafard était imprévisible…  En fait, il est assez simple de rendre les hommes mélancoliques. Il faut juste un peu d'automne.

Niggas In Paris - clip non officiel

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Clip non officiel de “Niggas in Paris” (Jay-Z & Kanye West.)
(Découvert via sur Fubiz.net)

J'aime regarder les gens

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J'aime regarder les gens, dans la rue, dans le bus, dans le métro . Imaginer leur vie, leur itinéraire, leurs préoccupations immédiates. Évaluer l'état de leur conscience. Je ne sais rien d'eux, mais je les vois, je les croise, je partage un bout de leur chemin. Le hasard les amène ici, sous mes yeux. 
Le secret des inconnus
À leur mine, à leur regard, à leur souffle, je perçois des choses, que j'interprète comme je le souhaite. Derrière chaque personne, il y a une histoire. Le jeu consiste donc à les déchiffrer, autant que possible. Ou à les inventer de toutes pièces, le cas échéant.
Quand j'avais sept ou huit ans, les gens lisaient dans les transports en commun. Ou bien ils regardaient par la vitre. Ou encore… ils dormaient. À mes quinze ou seize ans, ils parcouraient des journaux gratuits. Aujourd'hui, la plupart de ceux que je croise écoutent de la musique, ou scrutent l'écran d'un téléphone. Demain, qui sait ce qu'ils feront ?
La règle universell…

L'espoir fait vivre

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S'il y a bien une chose que je retiens des dix dernières années de ma vie, c'est qu'une situation est rarement désespérée. Aussi sombre soit une période, aussi triste soit une époque, les temps changent. Autour de moi, des personnes ont traversé des moments difficiles - à des degrés divers bien entendu - et vivent aujourd'hui sereinement. 
Tout passe
Au cœur de la tourmente, on a parfois le sentiment qu'il n'y a pas d'issue ; qu'un problème est inextricable ; qu'une douleur est trop profonde. Très souvent pourtant, avec le temps, va,tout s'en va. Il ne faudrait jamais oublier que l'on vit, dans le présent, une époque de sa vie. Précédée par une autre, et à laquelle succédera une autre encore.

Il y a sans doute des contre-exemples. Des tragédies, des drames, des situations qui ne font qu'empirer, de jour en jour, jusqu'à la fin. Des désespoirs véritables, appelés aussi maladies mortelles- comme dirait l'autre -, des besoins de cons…

Liberté humaine

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“J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée.
(…) Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose très simple : une pierre par exemple reçoit d'une cause extérieure qui la pousse, une certaine quantité de mouvement et, l'impulsion de la cause extérieure venant à cesser, elle continuera à se mouvoir nécessairement. Cette persistance de la pierre dans son mouvement est une contrainte, non parce qu'elle est nécessaire, mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion d'une cause extérieure. 
Et ce qui est vrai de la pierre il faut l'entendre de toute chose singulière, quelle que soit la complexité qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuses que puissent être ses aptitudes, parce que toute chose singulière est nécessairement déterminée par une cause extérieure à exister et à agir …