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Affichage des articles du février, 2011

Ballade des dames du temps jadis

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Dites-moi où, n'en quel pays, Est Flora la belle Romaine, Archipiades, ni Thaïs, Qui fut sa cousine germaine, Écho parlant quand bruit on mène Dessus rivière ou sur étang, Qui beauté eut trop plus qu'humaine Mais où sont les neiges d'antan ?
Où est la très sage Héloïs, Pour qui fut châtré et puis moine Pierre Abelard à Saint-Denis? Pour son amour eut cette essoine. Semblablement, où est la reine Qui commanda que Buridan Fut jeté en un sac en Seine? Mais où sont les neiges d'antan?
La reine Blanche comme lis Qui chantait à voix de sirène, Berthe au grand pied, Bietris, Alis, Haremburgis qui tint le Maine, Et Jeanne la bonne Lorraine Qu'Anglais brûlèrent à Rouen; Où sont-ils, où, Vierge souveraine? Mais où sont les neiges d'antan?
Prince, n'enquerrez de semaine Où elles sont, ni de cet an, Qu'à ce refrain ne vous remaine: Mais où sont les neiges d'antan? François Villon

Actif Passif

Un beau travail sur l'image !
"À l'heure où la 3d est reine, les images de synthèses omniprésentes, une autre manière de voir l'image pointe son nez : le HDR, ou High Dynamic Range” - ce procédé est ici utilisé à partir du clip "actif passif" de Philippe Gounel.

Le téléphone, objet inachevé ?

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Le téléphone est aujourd'hui omniscient.C'est probablement l'une des technologies les plus adoptées au monde. Technologie qui vient même se suppléer à Internet dans de nombreux pays en développement. Dans les transports en commun de Paris, New-York ou Tokyo, comme dans toutes les villes, c'est devenu un réflexe : plutôt que de lire un livre, un journal, plutôt que d'observer les autres voyageurs ou les passants, il est naturel de sortir son mobile pour y accorder toute son attention durant la durée du trajet. 
Du gramophone au smartphone
Il faut dire que le téléphone a bien changé, depuis le temps.  À ce propos d'ailleurs, cela devient embarrassant pour les inventeurs. Du moins j'imagine. En effet, on pouvait s'attendre à ce que le mobile intègre un jour un appareil photo, puis une caméra. Quand le téléphone est devenu un ordinateur de poche (c'est-à-dire un smartphone), on pouvait se douter que les fonctions Agenda, Mail, ou MP3 allaient faire leur appa…

La mort du geek est programmée

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Ce n'est plus qu'une question de temps. Quelques mois, quelques années peut-être. Mais c'est imminent, à n'en pas douter. La fin du CD. La fin du DVD. Comme il y a eu la fin des disquettes, la fin des cassettes.

La simplicité en informatique
C'est difficile à admettre : beaucoup de personnes se disent encore “attachées au support”, “à la pochette”. Mais personnellement, j'ai commencé à me faire une raison. Quand j'erre à la Fnac, je ne peux pas m'empêcher de me dire que tous ces DVD disparaîtront bientôt.
Fini aussi le fil. Fini le câble. Cela n'existera plus, bientôt. Les prochaines générations ne sauront pas ce qu'est une prise USB, ou FireWire. La notion-même de câble sera obsolète.
Geek is dead
La simplicité même. L'informatique ramenée à un essentiel. La technologie va devenir sous-jacente.
Le geek, alors, n'aura plus de raison d'être. Déjà, depuis quelques années, la notion de geek est vidée de son sens. Si le “geek” est “une pers…

Democracy is coming…

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Créativité et réactivité

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J'aime bien ce moment, juste avant de commencer à écrire. Je n'ai pas encore fait le choix du sujet que j'ai envie d'aborder, je ne sais même pas quel ton je vais prendre. Tout reste à faire. J'ai simplement quelques idées.  Ecrire, pour partager des choses, être entendu. Rejoindre le long cortège de personnes qui construisent depuis des siècles, qui créent, développent, conçoivent, bâtissent. Qui ouvrent le chemin, qui débroussaillent.  Le faire sans se poser trop de question.  “Le plus beau serait de penser dans une forme qu'on aurait inventée”. Paul Valéry Construire pour rendre réel. Pour faire exister. Parce qu'une page blanche est avant tout une promesse. Parce que tout est encore possible. Parce que tout est encore à venir.


Ecrire, aussi, pour participer à ce qui se passeen ce moment. Plus d'un tiers des personnes sur Terre sont désormais interconnectées. Il se trouve que j'en fais partie. Je peux - en écrivant quelques mots - m'adresser à qu…

Bongo Bong

L'hiver s'achève bientôt, parlons météo

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L'hiver s'en va peu à peu. Les jours rallongent. C'est sans doute la meilleur période de l'année qui commence. Il ne fera plus nuit lorsque je sortirai de chez moi le matin pour aller au travail. Et je pourrai rentrer le soir en profitant de la lumière du jour, à pieds, pourquoi pas ? Retraverser la Seine, admirer Paris dans le soleil couchant. 
L'air du renouveau
J'aime sans doute autant le Printemps que l'Automne. Des périodes de changement. Des phases qui échappent aussi à la démesure météorologiques des autres saisons. Loin de la canicule d'un mois d'août parisien, mais loin aussi de l'ère glacière de décembre dernier. 
Je crois que ce billet est mon premier post “météo”.  Pourtant, il s'agit là d'un sujet rassembleur, voire de l'un des plus rassembleurs, des plus universels. 
Sommes-nous météophiles ? 
Sujet qui passionne depuis la nuit des temps les hommes, phénomène dont l'ampleur est aujourd'hui démesurée. Aucun journal, té…

Petite histoire autour du Like facebookien

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Il n'y a pas si longtemps, Internet était un espace libre, un immense horizon, un désert qui s'étendait à perte de vue, et des plus fertiles. Chacun pouvait y semer quelques graines, y concevoir son propre jardin. [De ce point de vue, un blog n'est qu'un potager, si l'on y réfléchit bien].
C'était la belle vie, le temps de la découverte, de l'insouciance. Comme les pioniers américains partant à la conquête du nouveau monde, les internautes se sentaient libres face à cet espace encore vierge.

Puis, Facebook inventa le bouton Like.

Le péché originel de l'ère numérique

Dès lors, rien ne fut plus comme avant. Le like facebookien venait mettre un terme à l'insouciance des premiers temps. Il incarne en effet à lui seul le péché originel de l'ère numérique. Le fruit défendu. Soudainement, l'immense étendue verte et généreuse devint plus aride. Le like permettait au Serpent de s'insinuer partout, pour mordre de nouvelles âmes innocentes, propage…

Sensation

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“Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l’amour infini me montera dans l’âme, Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, - heureux, comme avec une femme.”

Arthur Rimbaud

L'anamour

Internet et la folie des grandeurs

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Chaque seconde, des milliers de statuts Facebook sont actualisés, des centaines de tweets émergent, des dizaines et des dizaines de personnes se géolocalisent au travers le monde. Des images, des photographies, des documents, sont créés, téléchargés, partagés… De mémoire, 35 heures de vidéo sont ajoutées sur Youtube toutes les minutes.  Et tout cela croît sans cesse. De plus en plus de commentaires, de conversations, d'échanges. Chacun participant à un phénomène global, sans précédent. Des montagnes de données se constituent peu à peu.  Des développeurs conçoivent des programmes, des chercheurs mettent en place des algorithmes d'analyse, de recommandation. Tous les domaines sont concernés : Santé, Finance, Tourisme, Éducation, Médias, Marketing…
Un décompte permanent
Il y a quelques jours, il était possible de prendre la mesure du phénomène, en suivant le compte à rebours mis en place par Apple pour annoncer le 10 milliardième téléchargement sur l'App Store. En permanence, le…

Eye of the storm

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Billet construit à la façon deFubiz

Paradis perdus

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L'image d'une île déserte perdue au beau milieu de l'océan, un jour de beau temps, où la mer est calme et le vent faible, renvoie immédiatement à celle d'un paradis terrestre. Dès que je perçois cette île, ces palmiers, ce sable fin et cette apparente plénitude, mon esprit l'interprète comme un lieu paradisiaque. Je n'ai même pas à me poser la question. Je ne songe pas aux moustiques éventuels, aux requins, aux serpents, aux tarentules. Ni à l'absence de nourriture ou d'eau potable. Ni à la situation caniculaire à laquelle cette image correspond sans doute.
Je me vois tranquille, allongé sur le sable, pieds nus, une légère brise caressant mon visage, le sourire aux lèvres.

Sur la plage abandonnée

Je ne sais pas très précisément à partir de quand l'île déserte est apparue dans l'imaginaire collectif, via la publicité. D'ailleurs, je serais très reconnaissant à @adtimes de faire un dossier sur le thème du “Paradis dans la publicité”. Je suis sûr…

Nous vivons dans un monde futuriste

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Bien sûr, c'est peut-être une illusion. Un effet d'optique. Mais j'ai le sentiment que nous vivons actuellement des changements d'une autre nature que ceux qui sont advenus par le passé. Il m'arrive de plus en plus souvent de discuter, en soirée, de l'avenir, des nouvelles technologies, et des bouleversements engendrés par Internet, ou par les appareils nomades.
L'an 2000
Pendant longtemps, l'an 2000 représentait dans l'imaginaire collectif une ère nouvelle, celle des voitures volantes, de la robotique, du futur dans tout ce qu'il avait de plus fou. 2001 devait correspondre à “L'Odyssée de l'Espace”.

2001 : L'Odyssée de l'espace (l'aube)
envoyé par Image-in. - L'info video en direct.
A première vue, on pourrait se dire que tout ça n'était que des fantasmes, fruits d'une imagination débordante, et qu'en fin de compte, les changements attendus n'ont pas eu lieu.  “Ecoutez-moi, vous, les Gavroches, Vous les enfants…

Tempête Solide

“Porte-moi sur tes vagues dures, mer figée, mer sans reflux ; tempête solide enfermant le vol des nues et mes espoirs. Et que je fixe en de justes caractères, Montagne, toute la hauteur de ta beauté.  L’œil, précédant le pied sur le sentier oblique, te dompte avec peine. Ta peau est rugueuse. Ton air est vaste et descend droit du ciel froid. Derrière la frange visible d’autres sommets élèvent tes passes. Je sais que tu doubles le chemin qu’il faut surmonter. Tu entasses les efforts comme les pèlerins les pierres : en hommage.  En hommage à ton altitude, Montagne. Fatigue ma route : qu’elle soit âpre, qu’elle soit dure ; qu’elle aille très haut.  Et, te quittant pour la plaine, que la plaine a de nouveau pour moi de beauté !” Victor Segalen

Arte consacrait récemment un reportage sur Victor Segalen, mon arrière-grand père.