Accéder au contenu principal

Courte pause

Difficile de se remettre au travail, en soirée, et en fin de semaine, pour achever (au sens propre comme dans tous les sens) ce nouveau mémoire. D'autant que la semaine n'a pas été de tout repos. Difficile d'être encore face à un écran d'ordinateur - même si, bon, ça reste celui d'un macbook -, assis encore, courbé encore, les doigts pianotant sur ce clavier, l'esprit cherchant les mots justes. Difficile de se remettre au travail. Et absurde de profiter de la seule pause que je m'accorde pour demeurer dans cette même position, à écrire encore et toujours, sur ce blog cette fois.
Je dois être un peu masochiste. Je devrais sortir, aller dormir une heure ou deux sur les pelouses du jardin du luxembourg, en écoutant de la musique. Tiens, ça me fait penser, il faut que je télécharge l'application que Lila m'a conseillée, et qui se veut “relaxante”. 
Relaxante. Relaxer. Laxer. Dura Lex, sed Lex. La loi est dure, mais c'est la loi. Laloi. Il faut que j'aille voir Monsieur Laloi, mon opticien, pour refaire le point sur ma vue, et m'acheter des lentilles, enfin. Fin.

Fin. Il faut que je finisse mon mémoire. Il faut que j'y aille. Le temps est écoulé. 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Putain, dix ans

© illustrationHeart Machine
Cela fera dix ans cette année. Dix ans que j'ai créé ce blog. Le premier post de L'avenir est à réinventer a été publié en octobre 2009. Des centaines ont suivi. J'ai parlé de philosophie, de littérature, de poésie. J'ai parlé de l'évolution des technologies, des médias sociaux, et de politique. J'ai parlé de ma vie, plus ou moins explicitement, de mes amours, de mes amis, de mes emmerdes. De mon spleen, parfois ; de mes espoirs, souvent. 
De nombreuses personnes ont laissé des commentaires, ont réagi, ont répondu, m'en ont parlé quand je les rencontrais. Certains de mes billets trouvaient un écho particulier. J'ai reçu des messages auxquels je ne m'attendais pas. Ça m'a encouragé à poursuivre. J'ai fait des rencontres, grâce à ces mots que je postais en ligne. Des gens qui me connaissaient peu ont pu découvrir des points communs, des intérêts partagés. 
Je vais continuer. Continuer d'écrire, ici, parce que c&…

Message reçu, message lu : le cauchemar moderne

Désormais, sur la quasi-totalité des réseaux sociaux et des moyens de communication modernes, vous avez la possibilité de savoir quand votre interlocuteur a reçu (et lu) votre message. Dans un temps fort lointain, les lettres prenaient plusieurs mois avant d'être découvertes, et parcourues. Certaines tombaient de la diligence, en chemin. Il était impossible de savoir si votre interlocuteur l'avait bien réceptionnée, jusqu'au jour où sa réponse apparaissait enfin dans votre boite aux lettres. Et le bonheur était alors considérable.
L'autre a lu mon message
Aujourd'hui, non seulement un message peut être lu immédiatement, mais vous êtes informé de cette lecture tout aussi immédiatement. Sur Facebook, sur WhatsApp, sur iMessages, des indications grisées viennent vous apporter ces éléments d'information.  Vous savez aussi si la personne est - ou non - derrière son mobile, à l'instant T. Ou depuis combien de temps elle n'est plus connectée, ou plus “active” (…

Ne pas cesser d'écrire

Ne pas se poser trop de questions. Ne pas chercher en vain qu'un sujet vienne miraculeusement se proposer, neuf, beau, inspirant, original. Pour quiconque a déjà tenu un blog, il arrive qu'on se retrouve coi, interdit. L'équivalent du syndrome de la page blanche, pour l'écrivain. Si cela se produit après deux semaines de blogging, il faut se faire une raison, et passer à autre chose. Mais lorsque cela survient après cinq ans de posts réguliers, c'est légèrement différent. 
J'aime - et j'ai toujours aimé - écrire. Des lettres, des mots, des feuilles qu'on fait passer discrètement dans la salle de classe, lorsque le professeur a le dos tourné ; mais aussi des nouvelles, des mails, des DM, des correspondances facebookiennes. C'est un plaisir de sentir mes doigts qui pianotent sur le clavier, de voir ces mots qui se forment sous mes yeux, sortis de nulle part - sortis de moi.
Pendant quelques jours, on se trouve des raisons, pour expliquer la panne. Man…