Un peu d'histoire (1)


Je commence dès à présent, car je n'ai pas de temps à perdre. J'ai décidé de publier mes fiches sur ce blog, afin de partager ce que j'apprends (en lisant, en écrivant) et de laisser une trace, aussi, car ça me manquera peut-être un peu, dans quelques années, ces périodes de révisions… qui sait ?

Je commence donc par l'histoire de la communication [je reprends en grande partie le cours de Véronique Drecq, « Histoire et structure de la communication » ©, tous droits réservés, donc - cela va sans dire]. 

Je passe sur l'introduction (la communication est inhérente à toute activité humaine, elle s'est développée depuis l'origine des relations entre les hommes, etc.). J'en viens tout de suite à ce qu'il faut retenir :
Les prémices de la communication.
L'un des premiers moyens de communiquer consistait à transmettre des signaux visuels. On pense immédiatement à Claude Chappe qui invente le télégraphe optique au XVIIIe siècle, invention qui engendrera la mise en place d'un réseau de sémaphores. 
Le relai de l'information se retrouve dans d'autres exemples : pour communiquer de Cuzco à Quito, les Incas avaient mis sur pied un système de relais tous les dix kilomètres. Il fallait donc dix jours pour que la nouvelle parcoure ces 2400km.
L'évolution des techniques de l'écrit est fondamentale dans l'histoire des médias. On passe des pictogrammes aux idéogrammes. Le papier commence à être fabriqué en Chine sous la dynastie Han. Il sera utilisé par les Arabes, qui le transmettront à l'Europe occidentale au cours de leurs conquêtes. Le papier remplace de fait le parchemin à la fin du moyen-âge en Europe. Gutenberg révolutionne l'imprimerie au milieu du XVe siècle.
Le premier grand média issu de l'écriture et de l'imprimerie prend forme à la fin du XVe siècle : c'est la presse écrite. La presse n'apparaît véritablement qu'au début du XVIIe. Le premier hebdomadaire paraît à Londres en 1622. En France, Renaudot lance La Gazette en 1631. Les premiers périodiques apparaissent en France au XVIIe et XVIIIe siècle. Le Mercure Galant, le Mercure de France, l'Écho des  Mondains… Le premier quotidien français date de 1777 (Le journal de paris). 
À la fin du XVIIIe siècle, il y a environ 50 périodiques à Paris, 30 en province [aujourd'hui, 13 à Paris, 62 nationaux - rupture au sortir de la Grande guerre, où la confiance dans l'organisme de presse devient essentielle].
Sous l'ère napoléonienne, Fouché reçoit des instructions strictes de l'empereur :
« Si je lâche la bride à la presse, je ne resterai pas trois mois au pouvoir » « Réprimez un peu les journaux. Faites-y mettre de bons articles. Faites comprendre aux rédacteurs des Débats et du Publiciste que le temps n'est pas éloigné où, m'apercevant qu'ils ne me sont pas utiles, je les supprimerai avec tous les autres et je n'en conserverai qu'un seul. Le temps de la Révolution est fini et il n'y a plus en France qu'un seul parti. Je ne souffrirai jamais que les journaux disent ou fassent contre nos intérêts ».


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